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De l’utilité des jeunes et du Sénat

I – De l’utilité des jeunes
Bonjour,

J’ai toujours 21 ans. Je pensais qu’à 20 ans, nous étions tous plein d’espoir, de bonheur, de motivation, d’envies de changer le monde. Qu’est-ce qui a changé ces dizaines dernières années pour que les jeunes soient si blasés, négativistes et qu’ils se laissent autant vivre sans participer à ce qui se passe ?

Il y a pourtant toujours eu des problèmes, ce ne sont plus ou moins les mêmes malgrès certains thèmes nouveaux ces derniers siècles : le chômage, les problèmes dans la famille, la crise financière, le mécontentement contre le pouvoir en place, la faim, le logement … Les solutions que proposent nos gouvernements (et un peu nos assemblées aussi) ne conviennent pas à tous, mais il ne faut pas tout voir en noir. C’est bien beau de critiquer le pouvoir en place, mais vous que proposez vous ?

A 20ans, encore étudiant, nous devrions nous investir dans cette vie qui est à la notre, dans ce monde qui est le notre, dans cette société à laquelle nous appartenons. Les Hommes une fois entrés dans la vie active prennent moins le temps de rêver, de s’investir, de proposer à tout changer. Quel est ton problème ? Tu as peur que ton idée ne soit pas retenue ? C’est sûr que si tu ne l’exprimes pas, ton idée ne sera jamais retenue ! Et je ne pense pas que tu n’as pas d’idées.

Qu’est ce qui te retient ? La peur de l’échec ? La peur de s’investir pour finalement ne pas réussir ? La peur de ne pas arriver à exprimer correctement sa pensée ? La peur du rejet de l’autre ? La peur de l’image de l’autre ?

II – De l’utilité du Sénat

Nous sommes dans un monde en perpétuel changement et pourtant certains problèmes n’ont toujours pas de solution. Il est impossible que chacun d’entre nous prenne des décisions. En effet, une démocratie participative telle la démocratie Athénienne, où tous les citoyens participent au pouvoir en siégeant dans les conseils (bon évidemment on ne parlera pas ici des femmes qui n’étaient pas citoyennes et des esclaves qui étaient des biens, « autre société, autres moeurs ») n’est pas applicable dans un Etat comme la France qui comprend 63 136 180 habitants (France métropolitaine uniquement – 1er janvier 2011).

Ainsi, le choix du régime actuel (pour ceux qui ne savent pas : La Vème République instituée par la Constitution du 4 octobre 1958) est une démocratie représentative. Nos représentants locaux et nos représentants législatifs et exécutifs sont choisis par nous directement ou indirectement. Ce n’est pas pour autant que nos représentants élus indirectement « ne servent à rien ». Dire que « Le Sénat ne sert à rien » est totalement réducteur.

A – Petits rappels de droit et d’histoire
Loin de moi l’idée de vous faire un cours de droit de première année, des bases juridiques et historique étant néanmoins nécessaires, je vais les développer ici. John Locke a développé en 1690 la théorie de la séparation des pouvoirs. Ce concept a été systématisé par Montesquieu dans De l’Esprit des Lois en 1748. On distingue ainsi aujourd’hui dans les grands Etats contemporains trois pouvoirs : le pouvoir exécutif (ceux qui décident), le pouvoir législatif (ceux qui votent la loi), et le pouvoir judiciaire (ceux qui font appliquer la loi).

Le pouvoir législatif s’appelle le Parlement dans la France de la Vème République. Il est bicaméral (en droit public : composé de deux chambres, c’est à dire de deux organes législatifs, donc de deux « assemblées »). Il s’agit de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Depuis la Révolution française de 1789, la France a connu auparavant d’autres formes de pouvoir législatif.

En 1792 est élue une Assemblée unique appelée la Convention qui arrive après la monarchie constitutionnelle de 1791. La Constitution est adoptée en l’an I (1793 en calendrier grégorien). Cette Constitution, très démocratique dans le texte, ne sera jamais appliquée. La Convention, notamment le Comité de Salut Public entre juin 1793 et juillet 1794, va exercer une véritable dictature et faire régner la terreur en France. Le pouvoir était donc uniquement concentré sur un seul homme Robespierre (Le Comité comprend quand même 12 membres dont 5 ont réellement du pouvoir). Ce dictateur fut guillotiné le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).

Un peu plus tard, Louis Napoléon Bonaparte rétablit l’Empire (2nd Empire – 1852-1870). Il met en place un pouvoir législatif tricaméral (trois assemblées). Le Conseil d’Etat qui prépare les projets de loi pour le chef de l’Etat (l’Empereur ici), le Corps législatif qui accepte ou  les projets mais sans les discuter et enfin le Sénat qui est chargé de veiller au maintien et à la révision de la Constitution.

Ces deux systèmes fonctionnant mal du fait d’un excès de pouvoir en cas d’assemblée unique et d’un affermissement du pouvoir exécutif en cas de division en trois assemblées.

B – Le bicamérisme de la Vème république
Dans les Etats contemporains, la seconde chambre représente les territoires de l’Etat (ainsi c’est évident dans un Etat fédéral comme les Etats Unis où la Chambre des représentants représente les 50 Etats des Etats Unis). En France, le Sénat est élu au suffrage universel indirect représentant les collectivités territoriales françaises car la France est un Etat décentralisé.

Le bicamérisme français est inégalitaire. L’Assemblée Nationale étant élue au suffrage universel direct, elle a bien entendu des pouvoirs plus étendus (elle est seule à pouvoir mettre en jeu la responsabilité du gouvernement ; en cas de désaccord entre les deux chambres, elle a toujours le dernier mot ; dans certains domaines, elle commence à étudier les projets/propositions).

En dehors de ça, l’Assemblée Nationale et le Sénat agissent dans les mêmes domaines et elles ont  les mêmes pouvoirs. Le bicamérisme permet d’éviter l’excès de pouvoir ou la dispersion.

Sources : Cours de 2008 Mlle Laetitia Guilloud – Professeur de Droit Public à l’Université de Chambéry (73) (à partir de 2010)
http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/fiches_synthese/fiche_4.asp
Cours de 2008 Marie-France Brun – Ancienne Maître de conférence en Histoire du Droit à l’université de Grenoble (38)

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« C’est un beau roman, c’est une belle histoire … »

Chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année, nous rencontrons de nouvelles personnes ; des hommes et des femmes qui partageront quelques secondes, minutes, heures, jours, mois, années de notre vie. Il y a ce vendeur brun, mignon et timide qui a emballé avec un noeud bleu la pâtisserie que nous avons choisi ; cette demoiselle distraite que nous avons bousculé dans la rue car trop pressé, ce nouveau dentiste sérieux qui nous a pris en urgence pour une rage de dents, ce jeune homme agréable qui a porté notre valise dans l’escalier à la gare, cette vieille dame à qui nous avons tenu le bras pour l’aider à traverser la rue … Et après certains se plaignent de ne jamais rencontrer personne …

Toutes ces personnes ne deviendront pas forcement nos meilleurs amis ou la femme/l’homme de notre vie. Cependant, les relations humaines ne sont pas faites que de ce types de relations. Il est difficile à la première rencontre de savoir si cette personne ne sera jamais rien pour nous, si elle deviendra un ami, une connaissance, une aventure d’un soir ou de quelques uns, la personne de notre vie, notre patron, notre médecin traitant, notre vendeur préféré … Certaines personnes se prennent la tête sur le futur, sur ce qu’il se passera …

Prenons en exemple le premier rendez-vous. Vous avez donné votre numéro ou pris le sien, elle/il vous a rappelé ou vous l’avez fait, vous avez choisi plus ou moins ensemble un lieu, une date, une heure … Vous y pensez beaucoup en attendant ce premier rendez vous. Vous avez peur du regard de l’autre, de ce qu’il va penser. L’erreur classique est de ne pas être soi même : de porter une tenue qu’on ne porte jamais, de mettre de jolies chaussures qui vous fait mal au pied, de trop se maquiller, de passer une heure à faire une coiffure complexe, d’apprendre un max de trucs sur une chose dont il vous a déjà parlé …

Arrivé au lieu de rendez vous, pour se complaire dans l’erreur de la fictivité du premier rendez vous, vous mentez sur vous même ou sur vos intentions. Il vous demande si vous aimez la danse/ le football / le hockey sur gazon / la reproduction des ornithorynques et vous souriez en disant que c’est votre passion alors que vous n’y connaissez rien. Vous cherchez une relation sérieuse, vous dites que vous cherchez à combler vos besoins sexuels et vice versa, vous cherchez une aventure et dites chercher la femme/homme de votre vie. Vous vous fondez dans un cadre de convenances, si la personne en face de vous ne prend pas d’entrée, vous vous restreignez. En tant que demoiselle, vous prenez une salade et ne prenez pas de desserts. Puis comme c’est le premier rendez vous, vous ne vous laisserez pas embrasser et vous n’irez ni chez lui ni le ramenerez à la maison, même si vous auriez envie de le faire .

Arrivée à ce constat, je n’ai qu’une question : Pourquoi ? ( à ceux qui connaissent Cyprien, imaginez sa prononciation du mot à ce moment de mon texte).

Est-ce que vous vous rendez compte qu’en étant une autre personne le premier soir, vous n’arriverez pas à voir en face de vous une personne qui vous plait car elle ne vous connait pas et ne saura ainsi pas si vous lui plaisez. Je trouve ça tellement stupide. Si tu n’aimes pas les escarpins, n’en porte pas. Si tu aimes les timbres, c’est mieux de le dire plutôt que dire que tu entraînes des pingouins au hockey sur gazon. Si tu veux du sexe facile et ne jamais revoir l’homme/la femme ensuite ne dis pas que tu recherches le futur père/ la future mère de tes enfants !! Mais qu’est ce que c’est que cette société d’hypocrites, de menteurs, d’imbéciles, de moutons.

Alors, moi je le dis haut et fort. Je m’appelle Lucie, j’ai 21 ans, je suis étudiante et quand j’ai un premier rendez vous avec une personne, je suis moi même, je suis cette jeune femme naïve, franche, extravertie, un peu fofolle, dynamique, trop curieuse, gourmande et bavarde. Le lendemain, le sur-lendemain, la semaine suivante, le mois suivant, ce sera toujours moi, il n’y aura pas de mauvaise surprise. Je ne me cacherais pas sous un voile de ce que je ne suis pas pour « plaire » quelques heures à une personne inconnue car je n’y vois absolument aucun intérêt ! Et ne vous méprenez pas, ma technique fonctionne bien mieux que la technique classique. Après c’est votre vie alors vivez là comme bon vous semble. Après tout, je ne suis qu’un individu sur des milliards alors mon point de vue a cette valeur : 1 sur des milliards.

Bien à vous.

moi lucie

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Portera ou ne portera pas

suicide de bébé (Crédit photo: Getty Images)

Au premier trimestre 2006, j’étais en classe de première ES. Il fallait réaliser le lundi matin de 8h à 10h un TPE : Travaux Personnels Encadrés. En groupe de 3 ou 4 élèves il fallait réaliser une espèce d’exposé sur des thèmes ouverts en lien avec notre section d’étude. J’étais avec Baptiste et Geoffrey. Lundi matin, retour de week-end, nous passions la première heure à raconter ce que nous avions fait samedi et dimanche. La deuxième heure était consacrée à notre « exposé », notre problématique tournait autour du trafic d’armes et nous nous sommes beaucoup inspirés du film d’Andrew Niccol « Lord Of War ». L’article que je vais écrire aujourd’hui ne parle pas du trafic d’armes … ou comment ne pas savoir introduire …

J’ai trouvé comment introduire mon sujet : je suis abonnée au magazine Marianne. Quand je voyage, je ne peux pas avoir mon magazine, du coup j’achète l’opposition, en l’occurrence Le Point.  La semaine dernière, j’étais dans un TER Corail en Provence-Alpes Côte d’Azur et je lisais donc Le Point du Jeudi 8 juillet 2010. L’article qui a particulièrement attiré mon attention « Quand les armes font la loi » soulève une polémique sur le port d’arme.

En France c’est clair et expéditif : d’après le Décret n° 95-589 du 6 mai 1995, il est interdit de porter des armes et des munitions de 4ème catégorie de même que les armes de poings de 7ème et 8ème catégorie. Le transport de ces armes est autorisé si elles ne sont pas dans un état permettant de les utiliser immédiatement. En ce qui concerne les États-Unis, le 2ème amendement de La Constitution de 1788, qui fait partie du Bill Of Rights publié en 1791 (déclaration des droits américaine) énonce « A well regulated militia being necessary to the security of a free State, the right of the People to keep and bear arms shall not be infringed ». En français : « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de porter des armes ne sera pas transgressé. »

Une législation plus précise au niveau fédéral (ou national), et au niveau des États précisent l’étendue des droits et obligations. En Virginie par exemple, d’après la loi il est interdit d’acheter plus d’une arme par mois !!

Remarque : J’ai eu 15 au TPE (ça compte pour le baccalauréat), les garçons ont eu plus je crois …

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Adopt me

enfant abandonné
(Crédit photo: Getty images)

Mis à part les mouvements écologiques récents, la société actuelle, société de consommation de masse, permet d’obtenir à peu près n’importe quoi facilement et de le jeter / détruire / recycler rapidement lorsque l’on n’en veut plus.

On multiplie la consommation d’objets à usage unique et les constructeurs fabriquent des objets qui ne sont pas fait pour durer.  Cela pousse à la consommation encore et encore. Mais est-ce que tout peut entrer dans le commerce ? Qu’en est-il d’un enfant ? Jusqu’où un couple d’un pays développé peut-il aller pour obtenir un enfant ? De prime abord, l’adoption paraît être une magnifique institution : permettre de rendre heureuse une famille qui n’a pas d’enfant et permettre de rendre heureux un enfant qui n’a pas de famille … mais est-ce si simple ?

Les adoptions en France sont à 75% des adoption internationales. En 2008, 3 271 enfants étrangers ont été adoptés par des familles françaises (dont 731 haïtiens et 484 éthiopiens) contre moins de 1000 adoptions d’enfants français. En ce qui concerne les adoptions internationales, la convention de La Haye (en vigueur depuis le 1er mai 1995) est ratifiée par seulement 75 États (sur Terre il y a actuellement 192 États). Ce texte n’est donc pas applicable à toutes les adoptions. Les adoptions d’enfants entre cocontractants à la Convention permettent de garantir les droits de l’enfant et notamment de respecter « l’intérêt supérieur de l’enfant« .

Pour les 117 autres États ou si l’adoptant ou l’adopté seulement est d’origine d’un de ces États, il n’existe plus aucune garantie en Droit International pour protéger les enfants. Les enfants adoptés peuvent êtres volés ou achetés à leur famille d’origine. Le trafic d’enfants pour l’adoption existe réellement. Ceux qui prennent les enfants font souvent croire qu’ils feront des études à l’étranger mais les parents ne revoient jamais leurs enfants …

A présent que se passe-t-il après l’adoption ? Est-ce que les enfants adoptés vivent aussi bien que les autres avec leur nouveau papa et leur nouvelle maman ? « 30% des familles adoptives connaissent de graves difficultés, soit une sur trois, au lieu d’une sur sept (15%) chez les autres« . Chaque famille connait des difficultés mais elles ne sont pas toutes capables d’assumer les difficultés d’un enfant dont elles n’ont pas donné naissance elles-même.  Certaines familles adoptives « rendent » les enfants en se plaignant : qu’il est difficile et qu’on ne les avait pas prévenu, qu’il ne « s’acclimate pas à la France », que ses problèmes sont héréditaires et qu’il ne peuvent rien y faire … Certains adoptants « rendent » l’enfant quand ils arrivent à avoir des enfants naturels.

Le nouvel abandon perturbe bien évidemment l’enfant. Cela me perturbe moi aussi : des parents qui achètent un enfant à l’étranger puis le rendent parce qu’il ne leur plaît plus … Un enfant est-il une marchandise ? Quelle est la limite à l’économie ?

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