Lucie, 21 ans, étudiante

comptabilité

Le titre est explicite : je suis une fille, je suis jeune et je suis pauvre. Comme toutes les filles jeunes et pauvres, je fais attention à mon budget tout en faisant attention à ce que je consomme. Ce n’est pas toujours facile, mais on s’amuse bien en grandissant.
Alors comment faire des économies en consommant quand même ?

1 – La presse féminine
Conseils sexo, mode, articles littéraires, films coups de coeur, tests, horoscopes, cosmétiques, articles divers féminins ( sur l’amour, les chaussures et les hommes … C’est merveilleux, on adore ça.
Prenons pour exemple mon magazine préféré : Biba : 1,90€ le magazine (22,80€ par an).
La plupart des magazines féminins font maintenant des formats poches pratiques et moins chers : 1,70€ le numéro (20,40€ par an).
Le magazine propose lui même un abonnement sur une de ces pages. Attention aux abonnements avec un super cadeau : un sac de marque, une trousse de cosmétiques, le prix de l’abonnement sera plus élevé que sans cadeau mais vous aurez un sac vraiment pas cher. Pour Biba, 21€ l’abonnement grand format et 17,50€ pour le format poche.
Sur Internet, on peut également trouver des réductions sympas : KiosqueMag propose différents tarifs selon des durées d’abonnements très variables. Pour Biba au format poche, il propose un abonnement de 9€ pour 9 mois ou 30€ pour 30 mois soit 1€ par mois (12€ par an).

2 – Les protections périodiques
Les filles consomment un nombre impressionnant de tampons/serviettes périodiques une fois par mois.
En moyenne, les règles durent 5 jours, il faut changer son tampon/serviettes toutes les 4 à 6 heures, ce qui fait entre  20 et 30 tampons/serviettes par moi et donc entre 240 et 360 tampons/serviettes par an.
Une boîte de tampons Nett coûte 4,79€ les 32 ( 0,15€ le tampon) soit un budget de 36 à 54€ par an.
Une boîte de tampons Casino coûte 2,16 les 24 (0,09€ le tampon) soit un budget de 21,6 à 32,4€ par an.
Tout ceci n’étant bien sûr pas écologique, certaines filles jetant même leurs tampons dans les toilettes.
La protection la plus économique est donc la coupe menstruelle : pour ne citer qu’une marque la Mooncup. Elle coûte 30€ et dure entre 5 et 10 ans, soit entre 3 et 6€ par an. Elle est donc plus écologique car elle remplace entre 1 200 et 3 600 tampons.

3 – La littérature
Bah oui parce qu’on lit pas que des magazines « gnan gnan », on lit aussi des romans, des livres de cuisine et des mangas.
Un livre coûte en moyenne 20€ à sa sortie. Il est donc avantageux d’attendre la version poche qui ne coûtera que 6 ou 7€. Evidemment si on a peur de se faire spoiler par un(e) ami(e) qui a eu le livre avant nous, la solution est très simple, on lui emprunte pour pouvoir en discuter avec elle/lui juste après.
De nombreuses boutiques proposent des ouvrages d’occasion en bon état, l’inconvénient est que l’on ne trouve pas toujours très rapidement le livre que l’on souhaite. A Grenoble, je ne saurais que trop conseiller Gilbert Joseph et Momie Mangas qui proposent qui plus est une carte de fidelité qui permet d’obtenir 5% de réduction sur tous les achats en différé.
Une autre solution écologique et économique c’est le troc, facilité par Internet : PocheTroc. Le système est place, on paie un abonnement de 15,80€ par an. Dès l’inscription, on peut choisir 3 livres au choix parmi ceux proposé par les membres, les livres choisis nous seront envoyés gratuitement. Puis à nous de proposer des livres que l’on souhaite « donner ». Quand un membre réclame un livre, les frais de port sont à notre charge et on ne reçoit pas d’argent en échange mais des points qui nous permettent de demander d’autres livres gratuitement.

4 – Le transport
Je n’ai pas de voiture. Donc l’estimation que je me prépare à faire est tout à fait grossière.
Pour utiliser une voiture, il faut payer le permis (environ 1 200€), une voiture (minimum 1 000€ en occasion), une assurance auto (très élevée pour les jeunes), de l’essence (on n’en parle même pas), un petit désodorisant à accrocher au rétroviseur (2,30€ chez Casino). C’est vraiment hors de prix !
En ville, je ne saurais que trop conseiller le vélo ( 150€ minimum) qui peut également se louer : MétroVélo à Grenoble (3€ la demi journée, 100€ à l’année), VéloV à Lyon ( 30 premières minutes gratuites, 1€ les 30min suivantes, 2€ la demi heure ensuite), Vélib à Paris ( tarifs à peu près équivalents à Lyon avec néanmoins un système d’abonnement plus poussé).
On a pas toujours envie de pédaler, notamment lorsqu’on est fatigué, lorsqu’il pleut ou lorsqu’on doit traverser toute la ville (encore traverser Grenoble à vélo ça va mais Lyon ou Paris c’est pas la même). A ce moment là, entre en place le système de transport en commun : Semitag à Grenoble (entre 25 et 450€ par an), TCL à Lyon (entre 63 et 600€ par an), RATP à Paris (entre 600 et 1200€ selon les zones).
Bien entendu pour sortir de sa ville, la voiture paraît nécessaire mais non, il y a d’autres solutions : la SNCF et ses diverses cartes de réduction et tarifs qui changent selon les dates. Une autre solution : le covoiturage ! Par exemple, admettons que je veuille aller sur Paris demain matin pour déjeuner avec un ami : la SNCF me propose des billets à environ 80€ (60€ avec ma carte 12-25), Covoiturage.fr me propose un trajet pour 35€ avec Michel.

5 – Le logement
Je n’aborderais pas l’achat d’un appartement/maison. Quand on habite plus chez papa/maman, on commence par louer un appartement, un petit chez-soi. A Grenoble ou à Lyon, comptez 400€/mois pour un studio de 20m2(je ne parlerais pas de Paris ici, les prix font pleurer). Pour avoir un peu plus d’espace, un deux pièces, on passe rapidement à 600€/mois. La solution est la colocation. Avec des amis ou des inconnus, on partage un frigo, un salon, une salle de bain, une connexion internet, une machine à laver. On a ainsi beaucoup d’espace pour un petit budget. Des sites comme : http://www.appartager.com/ permettent de rejoindre une colocation. A Grenoble, comptez entre 200€ et 300€ pour rejoindre une chambre dans un appartement en colocation.

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