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Cette année je le fais # Un défi ou un écrit S2

Quand j’étais adolescente, vers 13-14 ans, j’ai entendu une anecdote de mon père. Il avait raconté à une collègue de boulot que pour tester la fermeté de ses seins il fallait mettre un crayon sous le sein, si le crayon tombe, les seins sont fermes, la femme est jeune est sexy et si le crayon ne bouge pas les seins ne sont pas fermes, la femme est vieille et moche.

Dans ma vision d’adolescente, j’ai fait le test du crayon et ça y est ma vie était foutue. Pourquoi ? Pour ceux qui me connaissent, j’avais déjà au moins la moitié de la poitrine que j’ai actuellement. Passé 12 ans, mes seins n’étaient déjà plus des petites prunes. J’ai longtemps complexé sur ma poitrine. Aujourd’hui, et depuis quelques années, je n’ai plus aucun complexe. Je m’aime comme je suis.

L’amie de l’adolescente complexée c’est le soutien gorge. Pour les petits seins on peut rembourrer et pour les plus gros les mettre en valeur. Mais la première chose que l’on  fait souvent en rentrant à la maison le soir c’est enlever son soutien gorge.

J’ai lu dernièrement des études et vu des vidéos de jeunes femmes pratiquant le no bra. Les raisons premières de l’arrêt du soutien gorge étant des raisons de confort et le fait que la croyance que le soutien gorge maintient tes seins est fausse. C’est même plutôt l’inverse. Depuis une semaine, ça y est je m’y suis mise. J’ai arrêté de porter des soutiens gorges. Pour le moment, mon entourage proche a remarqué la différence et me soutient. Je n’ai pas eu de retour de mes autres cercles.

Les soucis qui reviennent souvent sont : « mais on doit voir tes tétons ... » heu … oui … parce que j’en ai, que ça fait partie de mon corps comme tout le reste sinon ne pas porter de soutien gorge est une vraie liberté de confort 🙂

Toi aussi, essaie le No bra et libère tes seins !

CC BY-NC 2.0 Patrick S.

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Ma p’tit liste 2016 # Un défi ou un écrit S1

Suite à mon bilan de l’année 2015, voici la liste de ce que je souhaite réaliser en 2016. Je vais continuer certains projets en 2015 et en commencer de nouveaux. Et on se retrouve dans un an pour faire le point :

  • passer mon permis
  • acheter une voiture
  • arrêter de me ronger les ongles
  • perdre 10 kilos et pas les reprendre
  • lire plus de 98 livres pour dépasser 2015
  • réaliser le bingo de lecture (on Goodreads, je vous explique ça plus tard)
  • participer au maximum au Un défi ou un écrit d’Agoaye
  • continuer à m’investir dans la LDH
  • préparer mon business plan et mes études de marché pour mon café librairie solidaire
  • lui montrer le bonheur

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Un petit grain de bonheur

Le mois dernier, quand j’étais à Marseille, j’ai acheté des livres (pour changer) dans une petite boutique qui avait un nom d’auteur mais j’en ai oublié le nom (méchant cerveau). J’ai acheté un livre que j’ai dévoré dans la journée pendant que l’ami chez qui j’étais dormait à poing fermé. Il s’agit de : Le plus bel endroit du monde est ici (et encore une introduction qui débute par « j’ai lu un livre »).

By Paul Lacoste
                            By Paul Lacoste

Dans ce roman, Iris, le personnage principal rencontre un homme qui lui pose une simple question pour réfléchir à sa vie : « Imagine qu’il ne nous reste que trois mois à vivre et que tu les emploies à faire dix choses auxquelles tu ne veux pas renoncer … ». Tout le monde a déjà réfléchi au moins une fois à ce qu’il aimerait vraiment faire aujourd’hui s’il devait mourir demain. Toi aussi sans doute ?

Voici la liste que j’ai griffonné tout de suite après avoir lu le passage du livre :

1 – M’occuper de Bruno, le faire sourire, le faire rire
2 – Passer beaucoup de temps avec ma famille
3 – Faire un câlin à Bibi ou deux ou trois
4 – Relire le Petit Prince de St Exupéry
5 – Donner des sucreries et des chocolats aux petites roms de Moulin à Vent
6 – Distribuer de la soupe le mercredi à Villeurbanne
7 – Acheter des sandwichs et des quiches pour les SDF de la place Jean Macé, leur faire des cookies
8 – Travailler plus que mon nombre d’heures, dépasser mes objectifs
9 – Boire du thé vert
10 – Méditer

Et bien vous savez quoi ? C’est exactement ce que je fais déjà. Ma vie est exactement celle que je souhaite et ça c’est vraiment le bonheur.

J’ai rencontré beaucoup de personnes malheureuses ces dernières années, qui se prennent la tête et ne profite pas de leur vie, des gens qu’ils aiment, des personnes qui souffrent seules, des personnes qui ont mal, qui ont peur, qui passent leur temps à faire des choses qu’elles ne veulent pas …

Je ne connais pas vraiment ces situations. Je sais que je suis née dans un cadre plutôt agréable avec tout ce qu’il faut pour s’épanouir au mieux (merci Maman-Papa-Julien), mais nous sommes tous acteurs de notre propre vie. Les choix que l’ont fait, les activités que l’on a, les personnes que l’on fréquente, cela vient de nous même. Si cela ne nous convient pas, il faut changer, faire autre chose, rencontrer d’autres personnes, lire d’autres livres …

La vie est un cadeau que nos parents (ou nos géniteurs pour d’autres) nous ont fait. Faites en sorte qu’elle soit comme tu la veux. C’est plus simple que tu ne crois. Le bonheur est juste là, derrière cette porte. Tu es le seul à pouvoir pousser cette porte. Elle peut te sembler lourde … fais un peu de sport … ou coincée … mets de l’huile … Ne fais pas les choses pour plaire aux autres ou sous la pression de la tradition/ de la famille … s’ils t’aiment vraiment et que tu leur expliques bien, ils comprendront tes choix. Tu es le seul à savoir ce qui est bon pour toi. Tu es le maître de ta vie. Sois la personne que tu veux être !

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L’impermanence

J’ai commencé à lire Le livre tibétain de la vie et de la mort. J’ai découvert ce livre à travers une lecture d’Eric Emmanuel Schmitt : Milarepa. Il y a à la fin de ce livre une interview de l’auteur qui raconte sa rencontre avec le bouddhisme à travers ce livre à un moment de sa vie où il allait souvent à l’hôpital voir des proches hospitalisés. Il s’est retrouvé confronté à cette situation ou l’on ne sait plus que dire ou que faire pour soutenir, aider ses proches, notamment ceux proches de la mort.

J’ai moi même croisé plusieurs fois le bouddhisme sans jamais le rencontrer. Le livre tibétain de la vie et de la mort débute très vite sur le principe très important de l’impermanence. Pour vivre heureux, il faut savoir que la vie se termine. Rien n’est permanent. En tant qu’être humain, en ayant pleine conscience de l’impermanence de la vie et des choses de la vie en général, nous pouvons nous concentrer sur ce qui est vraiment important dans la vie.

Cette crainte de la mort ou de ce qui va advenir de notre vie, de nos biens, des personnes qui nous entourent même proches peut vraiment nous empêcher d’avancer. Lâcher prise, accepter le changement de la vie, des choses, des personnes est une première étape vers un état de conscience éclairé. Nous ne pouvons pas nous arrêter trop longtemps sur des choses qui nous bloquent. La vie peut sembler longue mais elle est en fait relativement courte.

En prenant conscience de l’impermanence, je me rends compte que les choses, les sentiments peuvent durer plus longtemps que si on se les imagine permanents. En effet, quand on pense qu’une chose, un sentiment, une personne restera toujours tel qu’il ou elle est aujourd’hui, c’est le meilleur moyen de commencer à le ou la perdre.

Savoir que l’on peut perdre ce à quoi l’on tient le plus nous incite à en perdre encore plus soin et à ne jamais le négliger.

CC BY-NC-ND 2.0 Ridiculously Photogenic Skeletons – Jush

Parce que même si je commence à saisir l’impermanence
Je souhaite que cela dure pour toujours
Car je t’aime …

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Implosion

Dimanche 6 septembre 2015

C’est fini. Depuis 4 jours, j’ai mis fin à ma relation avec Doudou. Les gens sont désolés, tristes pour moi. C’est ma décision. Il est triste et en colère. Il ne me parlera plus. Il a pris un marqueur noir et m’a rayé de son cœur, de sa vie. Il est comme ça, expéditif. Je veux autre chose ? Mais quoi ? Plus de calme, plus de tendresse, plus de sexe. Autre chose. Un sourire quand je rentre à la maison. Pas de cris quand Maxou vient ou que je paie sa facture de téléphone. Autre chose. Pas d’engueulades pour une cuillère sale ou des papiers qui traînent. Pas d’opposition farouche à l’acquisition d’une nouvelle bibliothèque. Pas de « on m’oublie dans une conversation stupide sur Facebook » alors bien même que Papa va passer plusieurs mois enfermé. Pas d’inquiétude pour payer le loyer, pas les siennes. Pas de tension. Pas de « tu as trop d’activités, trop de livres, trop d’amis, tu as mis trop de mayonnaise, mangé trop de bonbons ». Je veux un câlin, un geste tendre, de l’ouverture d’esprit, de la compréhension. Je veux toujours moins d’écran, toujours plus de soleil, de plantes, de fleurs, des poules. Je veux des œufs frais le matin. Je veux avoir mon permis. Je veux choisir de laisser ma voiture au garage et marcher trente ou quarante cinq minutes pour 3 tomates ou de la farine. Je veux des couleurs, des arc en ciel. Je veux courir, faire du yoga, de la randonnée, des photos moches, des coloriages. Je veux dormir avec un homme qui ne m’écrase pas les cheveux, qui ne se plaint pas de ma pilosité ou de ma vie passée, de Bibi, de Chris, de ma générosité envers tous, de mon trop plein de confiance en l’être humain. Je veux pouvoir oublier ma santé deux minutes sans que l’on tombe dessus. Je veux voir des libellules. Je veux pouvoir faire des choix sans jugement. J’accepte les avis divergents s’ils sont construits et ouverts. Je veux pouvoir pleurer sans que ce soit vu comme une manière de culpabiliser ou de manipuler car ce n’est pas le cas. Je veux faire voler des avions en papier. Je veux continuer de gérer les affaires de Jimmy et toute sa vie même s’il ne revient plus en France à temps plein. Je veux des feutres, du chocolat, de l’amour. Je veux me tromper et tant pis. Je veux manger des gâteaux de Vri. Je veux être Elsa pour Léna, quatre fois par jour si elle le demande. Je veux être une princesse, un chevalier, une tortue, un brin d’herbe. Je veux arrêter de dormir et passer ma nuit à lire. Je veux retourner à Londres, aller en Afrique avec ma sœur. Je veux creuser des puits, donner des jouets à des enfants, leur donner des cours. Je veux acheter des Kinder aux petites filles roms qui habitent en bas de chez moi, et même si avec les cousins ça fait vite beaucoup de monde. Je veux être une fourmi, un livre en bookcrossing. Je veux faire un bébé, le porter, l’allaiter, dormir avec lui en cododo, lui mettre un pantalon fendu, lui apprendre à compter, lui lire Le Petit Prince, l’Histoire sans fin, Alice aux pays des merveilles, le Magicien d’Oz. Je veux planter des légumes, poncer et revernir cette vieille table. Je veux vivre, courir, sourire, être moi. Ne pas me justifier. Je veux partager tout ça avec quelqu’un, quelqu’un qui me comprenne, me soutienne. Je veux danser, sauter. Je veux ouvrir mon café librairie et j’animerai des ateliers pour donner envie aux personnes qui viendront d’ouvrir plus de livres. J’accueillerais des artistes pour qu’ils partagent leur art. J’accueillerais des associations parce que tous ces projets seront intéressants. J’achèterai et revendrait du livre d’occasion et j’accueillerai des auteurs indépendants. Je donnerai. Donner ça fait du bien. Donner et partager.

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J’ai écris ces mots il y a quelques jours, ça faisait longtemps que je n’avais rien écrit.

La vie est belle. C’est un trésor. Il faut le savoir, le reconnaître …

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