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L’impermanence

J’ai commencé à lire Le livre tibétain de la vie et de la mort. J’ai découvert ce livre à travers une lecture d’Eric Emmanuel Schmitt : Milarepa. Il y a à la fin de ce livre une interview de l’auteur qui raconte sa rencontre avec le bouddhisme à travers ce livre à un moment de sa vie où il allait souvent à l’hôpital voir des proches hospitalisés. Il s’est retrouvé confronté à cette situation ou l’on ne sait plus que dire ou que faire pour soutenir, aider ses proches, notamment ceux proches de la mort.

J’ai moi même croisé plusieurs fois le bouddhisme sans jamais le rencontrer. Le livre tibétain de la vie et de la mort débute très vite sur le principe très important de l’impermanence. Pour vivre heureux, il faut savoir que la vie se termine. Rien n’est permanent. En tant qu’être humain, en ayant pleine conscience de l’impermanence de la vie et des choses de la vie en général, nous pouvons nous concentrer sur ce qui est vraiment important dans la vie.

Cette crainte de la mort ou de ce qui va advenir de notre vie, de nos biens, des personnes qui nous entourent même proches peut vraiment nous empêcher d’avancer. Lâcher prise, accepter le changement de la vie, des choses, des personnes est une première étape vers un état de conscience éclairé. Nous ne pouvons pas nous arrêter trop longtemps sur des choses qui nous bloquent. La vie peut sembler longue mais elle est en fait relativement courte.

En prenant conscience de l’impermanence, je me rends compte que les choses, les sentiments peuvent durer plus longtemps que si on se les imagine permanents. En effet, quand on pense qu’une chose, un sentiment, une personne restera toujours tel qu’il ou elle est aujourd’hui, c’est le meilleur moyen de commencer à le ou la perdre.

Savoir que l’on peut perdre ce à quoi l’on tient le plus nous incite à en perdre encore plus soin et à ne jamais le négliger.

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Parce que même si je commence à saisir l’impermanence
Je souhaite que cela dure pour toujours
Car je t’aime …

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Contre la théorie du Grand Remplacement

Pour ceux qui ne connaissent pas l’expression, la théorie du Grand Remplacement sous entend que nos populations sont en train d’être remplacées par d’autres (des étrangers venant de loin). Renaud Camus décrie cela comme un «  choc le plus grave qu’ait connu notre patrie depuis le début de son histoire puisque, si le changement de peuple et de civilisation, déjà tellement avancé, est mené jusqu’à son terme, l’histoire qui continuera ne sera plus la sienne, ni la nôtre. »
Bref ça semble être la fin de la fin du monde. Non mais imaginez, des pas français qui nous virent et qui vivent dans notre pays.

LDH

Les questions que je me pose sont les suivantes :

  • Naître à un endroit signifie-t-il que tu doives y rester toute ta vie ?
    Parce que dans ce cas, il faudrait même arrêter de quitter la maison familiale, la ville dans laquelle habite tes parents. Parce qu’on parle de la migration planétaire, mais la migration à l’intérieur d’une même région, d’un même pays ?
  • Si tu vis sur une île qui est en train de sombrer avec la montée des eaux, tu dois faire quoi ? vivre sous l’eau ?
    Parce que si tu arrives pas à t’adapter à ton environnement, tu es juste dans les faibles de l’espèce humaine alors disparais, c’est ça la sélection naturelle.
  • Si tu rencontres quelqu’un, en vacances ou sur Internet, qui vient de loin, vous ne devez pas être ensemble ?
    Parce que chacun chez soi, faudrait quand même pas se mélanger et s’enrichir les uns les autres de nos différences. Et puis pourquoi aller travailler dans un pays étranger, ça rapportera rien à ton pays d’origine enfin !
  • En cas de guerre dans ton pays ou de danger sur ta vie ou celle de tes enfants, dois-tu juste : attendre de mourir ?
    Parce que chacun son problème. Y a eu la guerre en France et à part les juifs, nous les autres on est restés on a pas fuit dans les pays des autres.
  • On interdit la procréation au sein d’une même famille parce que les différences permettent de faire des enfants en meilleure santé mais s’il n’y a plus de migration, notre ville, notre région, notre pays va finir par devenir une grande famille ?
    Non mais qu’est ce que tu racontes ? ça a même pas de sens ce que tu dis. Renseigne toi mieux sur les trucs au lieu de balancer des trucs en l’air comme ça ! Tu m’as soulllllllllllllllé !!

Pour clore cet article, si vous voulez vous marrer ou être très en colère (ça dépend de la façon dont vous prenez les choses), allez lire un peu les « solutions » au Grand Remplacement : ici parce que moi j’ai l’impression de lire une blague 🙂

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Le fléau des journaux gratuits

Quand tu habites dans une grande ville, tu es souvent sollicité de toute part en marchant dans la rue. Ce peut être un(e) jeune homme/femme qui te trouve mignon(ne), ce peut être un touriste qui cherche la rue Sainte Catherine, ce peut être un jeune qui travaille à Donnez-Nous-Des-Sous-Sans-Frontières. Ou enfin ce peut être enfin pour un journal gratuit.

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© MAXPPP

Alors oui, tu as pris l’habitude de lire « Bus News », « Direct Après Midi » ou « 18 minutes » sur le trajet de la fac ou du boulot, oui sans ça tu n’aurais pas su que tu pouvais voter pour le prénom d’un bébé animal qui vient de naître au zoo, et oui les mots croisés/sudokus c’est pas mal surtout quand tu as un prof qui a un radar Cundy Crash ou que ton boulot est fini à 13 h et qu’il faut bien occuper l’après midi.

Près d’un million d’exemplaires de chacun des trois plus importants journaux de presse gratuite sont distribués chaque jour dans nos grandes villes françaises. Un seul de ces journaux pèse environ 50 g. Ainsi chaque jour sont distribués gratuitement (pour ces trois là) : 50 000 0000 g soit 500 000 kg de journaux gratuits. Pour chaque tonne de journal produite, il faut entre 15 et 20 arbres donc chaque jour en France, on distribue 7 500 à 10 000 arbres gratuitement.

Ces journaux gratuits n’en ont en réalité que le nom car ils sont financés par la publicité et donc par votre consommation. Le prix de la publicité est en effet incluse dans le prix de votre pâte à tartiner, de vos céréales au chocolat ou de votre maquillage de marque. En consommant, vous payez indirectement ces journaux qui, plutôt maigres en réelles informations, finissent à la poubelle. Le recyclage d’une tonne de papier coûte environ 150 euros soit 75 000 euros chaque jours en France rien que pour les titres retenus par mon analyse.

Si l’on souhaite de l’information de qualité, il vaut mieux aller la chercher qu’absorber ce qu’on nous donne (clin d’œil à ma  » chaîne télévisée préférée » … ou plutôt celle qui me provoque des boutons :)) !

Aussi les gens « jettent » les journaux dit à des endroits particulier : dans le bus, sur le sol, à côté des poubelles, dans une poubelle normale (et le recyclage ?), sous un banc, sur un banc, dans l’herbe (pourquoi ?) …

C’est vrai qu’un geste simple comme accepter un journal gratuit en sortant du métro semble anodin, mais en réalité rien n’est anodin. Tu n’es pas un mouton, chaque geste et chaque mot qui emplissent ta vie ont des conséquences.

La Bonne idée de Lucie : en vrai si vous aimez tant les magazines papier, choisissez les précieusement et faites installer dans votre entreprise ou votre fac une borne de presse. Pour ceux que ça intéresse, je vous fais un résumé avant que vous ne partiez sur leur site : La Borne de Presse est un support en carton recyclé ou matériaux de récupération sur lequel on dépose les magazines que l’on a lu pour favoriser la découverte, l’échange et le partage des lectures.

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Les cartes « muettes » des restaurants chics

Pour notre anniversaire de rencontre, Doudou m’a emmené dîner sur l’Hermès, le bateau restaurant qui te propose une croisière pendant ton repas sur le Rhône et la Saône.

Croisière sur l’hermès pour le dîner

Doudou avait choisi le dîner romantique. J’ai donc eu droit à une magnifique rose très parfumée dès notre arrivée  la table. Le décor de la salle est magnifique. Le bateau démarre. Je ne pensais pas qu’une vitesse de croisière était si rapide mais on voit très bien les bâtiments sur les rives lyonnaises.

Une serveuse nous apporte les cartes. Je savais que Doudou avait réservé le repas sur Internet ainsi ne me suis-je pas étonnée tout de suite de ne pas avoir de prix sur ma carte. Quand il m’a demandé si je voulais du vin, je l’ai questionné pour savoir si cela était compris dans le menu qu’il avait choisi. Il m’a dit que non. Et là, je me suis étonnée de ma carte.

Après avoir fait un recherche sur Internet j’ai découvert que l’on appelait ces cartes sans prix des cartes « muettes ». Je ne suis pas habituée aux restaurants chics. Mais ça m’a choqué au XXI ème siècle que Monsieur aie une carte avec des prix et moi non. Et si ça avait été moi qui avait invité Doudou ?

Dans le cadre d’un dîner entre deux personnes de même sexe, donnent-ils deux cartes muettes si ce sont deux femmes ou deux cartes avec prix si ce sont des hommes ? Font-ils attention à celui ci a réservé le dîné ? Ça m’arrive de réserver le restaurant et de donner le nom de Doudou et pourtant c’est pas toujours lui qui paie …

Après avoir fait notre choix, on nous sert deux coupes de champagne et des petites olives vertes pour l’apéritif. Le repas se passe très agréablement avec un service impeccable. Je vous recommande ce restaurant qui est une très bonne découverte. Et le repas est délicieux et tellement agréable avec le décor des quais lyonnais.

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Pourquoi les femmes doivent enlever leurs poils ?

Ourse du zoo de Leipzig (Allemagne)

Durant ce mois d’août, je ne me suis pas épilée une seule fois les jambes. Mes poils de portugaise ont poussé, poussé et j’ai continué à porter jupes courtes, robes et short parce qu’ils faisaient chaud. Ok, je m’arrête un instant … mets de côté tes préjugés sexistes : « oh c’est dégueulasse , « elle aurait du mettre des pantalons pour pas qu’on voit ses horribles jambes poilues » avant de continuer la lecture de cet article.

Maintenant réfléchissons ensemble à pourquoi les femmes doivent s’enlever les poils. J’insiste sur le « doivent » parce qu’il y a une pression de la société qui t’oblige à t’épiler pur pouvoir découvrir tes jambes alors que ces messiers portent toujours des shorts avec des jambes très poilues et pourtant … pourtant nous sommes tous deux des mammifères. En effet, le poil est une production filiforme de l’épiderme, couvrant partiellement ou intégralement la peau des mammifères.

Alors je vais reprendre un peu dans le désordre tout ce que j’ai lu ou entendu de femmes et d’hommes sur les raisons de l’épilation de la femme :
– C’est plus esthétique des jambes épilées
– Les poils c’est viril, c’est réservé aux hommes
– C’est plus beau de ne pas avoir de poils
– Les poils c’est sale
– Les femmes se doivent d’être douces
C’est pour différencier l’homme de la femme

… Soit j’entends bien toutes ces raisons plus ou moins farfelues … parce que les poils permettent de différencier l’homme de la femme, y a quand même d’autres moyens … Au final, c’est comme pour tout, chacun décide de ce qu’il fait de son corps et qu’il soit un homme ou une femme de s’épiler ou non. Arrêtez de faire les outré(e)s parce qu’une fille porte une jupe et a des poils aux pattes parce que non seulement ça ne vous regarde pas mais en plus l’essentiel c’est qu’elle soit bien dans sa peau et non pas que la société la mette dans un moule de comment elle doit être !

Et puis, je ne me suis pas épilée juste par flemme. Mais les remarques des autres m’ont sacrément amusée. C’est la rentrée et j’ai beaucoup plus de temps libre, et j’ai les jambes douces. Ne vous détrompez pas, cet article n’est une apologie du poil !

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