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Elle est entrée dans ma vie

C’était une belle journée d’hiver. Il faisait gris, il y avait des nuages : J’avais commencé à écrire cet article il y a deux ans. Je le reprend aujourd’hui. Je n’ai gardé que le titre et les deux premières phrases.

J’ai rencontré Idole lors de ma première séparation avec Doudou. Elle avait déjà 8 mois. La personne qui la donnait E. l’avait récupéré dans une association : Le panorama des animaux. Idole a été donné au poste de police avec ses frères et sœurs car portée non désirée. E. avait payé les vaccins et la puce d’identification. Elle l’avait donné quelques temps à une famille qui ne l’a pas gardé car elle ne s’entendait pas avec leurs autres animaux. E. ne voulait pas la garder car elle la trouvait trop câline et pas assez indépendante.

Quand je l’ai vu pour la première fois, elle était si mignonne. Je l’aimais déjà. J’ai acheté de quoi l’accueillir et je l’ai rapidement récupéré. Doudou l’aimait beaucoup aussi même si la cohabitation était difficile entre eux du fait de leurs caractères.

Idole a habité à Lyon avec moi jusqu’à mon déménagement dans la maison du bonheur. Elle a connu le nouvel appartement de mon ami Guigui et celui de mon nouveau copain. Depuis décembre, elle restait à l’intérieur de la maison. Elle a toujours connu la vie d’intérieur et je voulais lui faire ses vaccins avant de la mettre dehors.

Je suis rentrée à la maison ce dimanche, je ne l’ai pas vu. J’ai demandé à ma sieur qui m’a dit : « Je ne l’ai pas vu depuis plusieurs jours« . Mon esprit n’a fait qu’un tour. Le week-end précédent, Arthur s’était plaint qu’elle avait fait pipi dans son lit.

Je suis allé le voir. Son histoire ressemblait à « J’ai vu le chat dehors. Le chien lui a couru après jusqu’à la grange. Je ne l’ai pas revu ensuite ». Elle se serait donc échappé alors qu’elle hésitait à aller en bas dans la maison, elle restait presque toujours à l’étage, alors que dehors il y a le chien, et que c’est l’inconnu …

Arthur a raconté la même histoire à plusieurs autres personnes dans la journée. Elle commençait par « J’ai mis le chat dehors » … Pauvre Idole abandonnée à nouveau …

Elle est née le 1er avril 2013. C’est l’animal que j’ai aimé le plus au monde (mis à part des êtres humains). Elle savait ressentir mes tristesses, calmer mes angoisses, apaiser mes peurs … Elle m’a veillé au lit les soirs où Doudou partait chez ses parents sous le coup de la colère ou quand nous avons définitivement rompu.

Elle me faisait ma « toilette » car n’ayant pas eu de maman, elle avait appris à faire sa toilette avec un autre chat qui vivait chez E. ils se faisaient leur toilette l’un l’autre. Aujourd’hui, il neigeait et je l’imaginais terrorisée et frigorifiée quelque part dans l’inconnu du monde.

Idole je t’aime. Pardonne moi de t’avoir laissé seule chez Guigui pendant des semaines quand je prenais soin de mon copain. Il avait été tellement outré quand je t’ai ramené chez lui. Je lui en avais parlé plusieurs fois mais il ne m’écoute pas … Je ne supportai plus d’entendre tes miaulements de solitude et d’abandon quand je passai en coup de vent chez Guigui. Toi qui n’aimes personne, tu l’as aimé tout de suite. Tu as senti comme moi sa fragilité et son côté touchant.

Marie s’occupait bien de toi à la maison mais je t’ai laissé encore. Pardonne moi Idole.

Aucun être ne peut réellement appartenir à un autre mais partager quelqu’un chose avec un autre être peut nous apporter énormément à tous les deux. Elle est si fragile et moi aussi …

Idole bébé

Idole – 2 mois

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Cette année je le fais # Un défi ou un écrit S2

Quand j’étais adolescente, vers 13-14 ans, j’ai entendu une anecdote de mon père. Il avait raconté à une collègue de boulot que pour tester la fermeté de ses seins il fallait mettre un crayon sous le sein, si le crayon tombe, les seins sont fermes, la femme est jeune est sexy et si le crayon ne bouge pas les seins ne sont pas fermes, la femme est vieille et moche.

Dans ma vision d’adolescente, j’ai fait le test du crayon et ça y est ma vie était foutue. Pourquoi ? Pour ceux qui me connaissent, j’avais déjà au moins la moitié de la poitrine que j’ai actuellement. Passé 12 ans, mes seins n’étaient déjà plus des petites prunes. J’ai longtemps complexé sur ma poitrine. Aujourd’hui, et depuis quelques années, je n’ai plus aucun complexe. Je m’aime comme je suis.

L’amie de l’adolescente complexée c’est le soutien gorge. Pour les petits seins on peut rembourrer et pour les plus gros les mettre en valeur. Mais la première chose que l’on  fait souvent en rentrant à la maison le soir c’est enlever son soutien gorge.

J’ai lu dernièrement des études et vu des vidéos de jeunes femmes pratiquant le no bra. Les raisons premières de l’arrêt du soutien gorge étant des raisons de confort et le fait que la croyance que le soutien gorge maintient tes seins est fausse. C’est même plutôt l’inverse. Depuis une semaine, ça y est je m’y suis mise. J’ai arrêté de porter des soutiens gorges. Pour le moment, mon entourage proche a remarqué la différence et me soutient. Je n’ai pas eu de retour de mes autres cercles.

Les soucis qui reviennent souvent sont : « mais on doit voir tes tétons ... » heu … oui … parce que j’en ai, que ça fait partie de mon corps comme tout le reste sinon ne pas porter de soutien gorge est une vraie liberté de confort 🙂

Toi aussi, essaie le No bra et libère tes seins !

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Ma p’tit liste 2016 # Un défi ou un écrit S1

Suite à mon bilan de l’année 2015, voici la liste de ce que je souhaite réaliser en 2016. Je vais continuer certains projets en 2015 et en commencer de nouveaux. Et on se retrouve dans un an pour faire le point :

  • passer mon permis
  • acheter une voiture
  • arrêter de me ronger les ongles
  • perdre 10 kilos et pas les reprendre
  • lire plus de 98 livres pour dépasser 2015
  • réaliser le bingo de lecture (on Goodreads, je vous explique ça plus tard)
  • participer au maximum au Un défi ou un écrit d’Agoaye
  • continuer à m’investir dans la LDH
  • préparer mon business plan et mes études de marché pour mon café librairie solidaire
  • lui montrer le bonheur

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Un petit grain de bonheur

Le mois dernier, quand j’étais à Marseille, j’ai acheté des livres (pour changer) dans une petite boutique qui avait un nom d’auteur mais j’en ai oublié le nom (méchant cerveau). J’ai acheté un livre que j’ai dévoré dans la journée pendant que l’ami chez qui j’étais dormait à poing fermé. Il s’agit de : Le plus bel endroit du monde est ici (et encore une introduction qui débute par « j’ai lu un livre »).

By Paul Lacoste
                            By Paul Lacoste

Dans ce roman, Iris, le personnage principal rencontre un homme qui lui pose une simple question pour réfléchir à sa vie : « Imagine qu’il ne nous reste que trois mois à vivre et que tu les emploies à faire dix choses auxquelles tu ne veux pas renoncer … ». Tout le monde a déjà réfléchi au moins une fois à ce qu’il aimerait vraiment faire aujourd’hui s’il devait mourir demain. Toi aussi sans doute ?

Voici la liste que j’ai griffonné tout de suite après avoir lu le passage du livre :

1 – M’occuper de Bruno, le faire sourire, le faire rire
2 – Passer beaucoup de temps avec ma famille
3 – Faire un câlin à Bibi ou deux ou trois
4 – Relire le Petit Prince de St Exupéry
5 – Donner des sucreries et des chocolats aux petites roms de Moulin à Vent
6 – Distribuer de la soupe le mercredi à Villeurbanne
7 – Acheter des sandwichs et des quiches pour les SDF de la place Jean Macé, leur faire des cookies
8 – Travailler plus que mon nombre d’heures, dépasser mes objectifs
9 – Boire du thé vert
10 – Méditer

Et bien vous savez quoi ? C’est exactement ce que je fais déjà. Ma vie est exactement celle que je souhaite et ça c’est vraiment le bonheur.

J’ai rencontré beaucoup de personnes malheureuses ces dernières années, qui se prennent la tête et ne profite pas de leur vie, des gens qu’ils aiment, des personnes qui souffrent seules, des personnes qui ont mal, qui ont peur, qui passent leur temps à faire des choses qu’elles ne veulent pas …

Je ne connais pas vraiment ces situations. Je sais que je suis née dans un cadre plutôt agréable avec tout ce qu’il faut pour s’épanouir au mieux (merci Maman-Papa-Julien), mais nous sommes tous acteurs de notre propre vie. Les choix que l’ont fait, les activités que l’on a, les personnes que l’on fréquente, cela vient de nous même. Si cela ne nous convient pas, il faut changer, faire autre chose, rencontrer d’autres personnes, lire d’autres livres …

La vie est un cadeau que nos parents (ou nos géniteurs pour d’autres) nous ont fait. Faites en sorte qu’elle soit comme tu la veux. C’est plus simple que tu ne crois. Le bonheur est juste là, derrière cette porte. Tu es le seul à pouvoir pousser cette porte. Elle peut te sembler lourde … fais un peu de sport … ou coincée … mets de l’huile … Ne fais pas les choses pour plaire aux autres ou sous la pression de la tradition/ de la famille … s’ils t’aiment vraiment et que tu leur expliques bien, ils comprendront tes choix. Tu es le seul à savoir ce qui est bon pour toi. Tu es le maître de ta vie. Sois la personne que tu veux être !

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L’impermanence

J’ai commencé à lire Le livre tibétain de la vie et de la mort. J’ai découvert ce livre à travers une lecture d’Eric Emmanuel Schmitt : Milarepa. Il y a à la fin de ce livre une interview de l’auteur qui raconte sa rencontre avec le bouddhisme à travers ce livre à un moment de sa vie où il allait souvent à l’hôpital voir des proches hospitalisés. Il s’est retrouvé confronté à cette situation ou l’on ne sait plus que dire ou que faire pour soutenir, aider ses proches, notamment ceux proches de la mort.

J’ai moi même croisé plusieurs fois le bouddhisme sans jamais le rencontrer. Le livre tibétain de la vie et de la mort débute très vite sur le principe très important de l’impermanence. Pour vivre heureux, il faut savoir que la vie se termine. Rien n’est permanent. En tant qu’être humain, en ayant pleine conscience de l’impermanence de la vie et des choses de la vie en général, nous pouvons nous concentrer sur ce qui est vraiment important dans la vie.

Cette crainte de la mort ou de ce qui va advenir de notre vie, de nos biens, des personnes qui nous entourent même proches peut vraiment nous empêcher d’avancer. Lâcher prise, accepter le changement de la vie, des choses, des personnes est une première étape vers un état de conscience éclairé. Nous ne pouvons pas nous arrêter trop longtemps sur des choses qui nous bloquent. La vie peut sembler longue mais elle est en fait relativement courte.

En prenant conscience de l’impermanence, je me rends compte que les choses, les sentiments peuvent durer plus longtemps que si on se les imagine permanents. En effet, quand on pense qu’une chose, un sentiment, une personne restera toujours tel qu’il ou elle est aujourd’hui, c’est le meilleur moyen de commencer à le ou la perdre.

Savoir que l’on peut perdre ce à quoi l’on tient le plus nous incite à en perdre encore plus soin et à ne jamais le négliger.

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Parce que même si je commence à saisir l’impermanence
Je souhaite que cela dure pour toujours
Car je t’aime …

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