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Toujours là

Lucie, 4 septembre 2013 :

Aujourd’hui, j’ai eu mon BTS Banque, j’ai emménagé à Lyon avec Doudou. Je commence ce mois une licence pro Commerce : Management et Gestion de la Relation Clients en alternance chez Fiducial comme chargée de recouvrement.

Dans un an, j’aurai ma licence et j’arrêterai les études (enfin) pour entrer réellement et totalement dans la vie active.

Dans cinq ans, je serai mariée, je commencerai à avoir des bébés. Je travaillerai dans une grande entreprise de … de je ne sais quoi en fait.

Dans dix ans, j’aurai 3 enfants et une jolie maison avec un grand jardin tout plat et un poulailler (il faut encore convaincre Doudou …). Je garderai des activités associatives et sportives tout en travaillant (pas trop quand même) et en élevant mes enfants

Dans vingt ans … pfff c’est plus dur cette année que les autres pour trouver … je sais pas je pense que je voudrai bien essayer plein de métiers mais peut-être au début de ma carrière que après …

Dans cinquante ans ... au bout d’un moment on arrête de travailler non ? Ca doit pas être très drôle en plus les enfants seront grands et mon Doudou toujours aussi gentil et on achètera une maison dans le Sud parce qu’il fait chaud et on jouera aux cartes comme les vieux (on joue déjà aux cartes en vrai).

Demain, plus tard, après, se projeter est toujours un exercice compliqué et même si la trajectoire change, ça fait du bien d’imaginer ce que pourra être demain, et tant que je continue à rêver ce sera toujours chouette, non ?!

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Lucie, 6 août 2012 :

Aujourd’hui, j’ai fini ma première année de BTS Banque et ça me plaît beaucoup. je travaille à temps partiel chez Mc Donalds et je vis en colocation.

Dans un an, j’aurai mon premier diplôme de l’enseignement supérieur, et j’aurai déménagé à Lyon pour vivre avec mon amoureux et faire une licence pro.

Dans cinq ans, j’aurai fini mes études, je vivrai encore avec mon amoureux. Je serai mariée et je commencerai à essayer d’avoir un bébé. Je travaillerai dans une banque.

Dans dix ans, j’aurai trois enfants, un mari merveilleux et une maison à la campagne. Après quelques années à la banque, je me recyclerai dans un autre domaine, je créerai des projets avec Arthur.

Dans vingt ans, j’aurai ma propre entreprise avec Arthur, mes enfants auront grandi, mon mari sera toujours près de moi et je partirai l’été faire de l’humanitaire.

Dans cinquante ans, mon mari et moi aurons acheté une maison à Sète et nous voyagerons beaucoup dans le monde entier.

Demain, plus tard, après, je vivrai ma vie au jour le jour, en réécrivant chaque jour une nouvelle page quitte à changer mes plans pour une nouvelle idée. L’essentiel étant de protéger et de passer du temps avec les personnes que l’on aime !

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Du savoir vivre

Cela fait longtemps que je n’écris plus : pas d’idée, pas d’envie ou alors trop d’idées, trop d’envies … Et finalement me revoilà dans la blogosphère avec plein d’idées, plein d’envies.

Il y a un peu plus de deux mois, j’ai déménagé dans l’agglomération lyonnaise. Etudiante depuis 5 ans à Grenoble, qui à mes yeux de fille de la campagne, est  une grande ville, j’ai souhaité emménagé avec Doudou. Doudou est étudiant, il a réussi sa licence et entre en septembre en master.

Comme il me plaisait à dire à Doudou : « Grenoble est vraie ville, 16ème plus grande ville de France ». En réalité, peut importe d’où tu pars, tu peux traverser tout Grenoble à pied très facilement sans te fatiguer (mais en usant quand même les semelles de tes Ben Simon). En 5 ans, je considère en avoir quasiment fait le tour.

Lyon m’effrayait un peu au départ. Elle compte 9 arrondissements, 4 lignes de métro, 4 lignes de tram, 120 lignes de bus et près de 450 000 habitants. Pour une jeune fille qui a passé la plupart de son enfance et de sa vie dans une ville de moins de 4 000 habitants, ça commence à devenir conséquent …

Néanmoins, il s’est produit quelque chose de surprenant ces dernières semaines. Revenant ponctuellement à Grenoble, j’ai eu rapidement grand hâte de rentrer à Lyon. Les grenoblois sont des sauvages. Exemple simple et concret : les transports en commun. Observons une situation similaire sur ces deux villes : le bus/le tram arrive. Quel est le comportement des usagers souhaitant monter ? A Grenoble, dans la majorité des cas, les usagers se précipitent devant la porte empêchant partiellement ou totalement ceux qui veulent descendre de le faire ! A Lyon, dans la quasi totalité des cas, les usagers attendent patiemment à l’écart des portes pour laisser descendre avant de monter.

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Parce que je grandis, que j’évolue …

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(Crédit photo: Getty images)

Lucie, le 19 mars 2006

« Dans un an, je serais en 1ère ES spécialité mathématiques, à préparer ou passer le bac blanc de français & co.

Dans cinq ans, je serais en deuxième première année de fac de droit (bah oui, je compte faire deux premières années), j’habiterais chez ma Tatan à Fontaine, le bus passant juste en bas de l’allée de son appartement.

Dans dix ans, je serais mariée avec un gentil garçon qui ne fume pas et qui restera à la maison à garder Junior, notre fils et Stanislas, notre chien.

Dans vingt ans, je me mettrais à faire de la politique, pour proposer mieux que ce que propose les autres et parce que mon métier d’avocate m’ennuiera.

Dans cinquante ans, mon gentil mari m’aura déjà quitté depuis un moment, mais il me restera toujours ma tortue terrestre, qui vivra de toute façon plus longtemps que moi, et une ribambelle de petits enfants.

Demain, plus tard, après, je continuerais toujours et encore à rêver … »

Lucie, le 19 juin 2010

« Aujourd’hui, je finis ma deuxième première année de droit et j’habite chez ma grande Tante à Fontaine.

Dans un an, je serais en deuxième année de droit, en train de passer les rattrapages pour passer en troisième année.

Dans cinq ans, j’aurai 25ans. Et comme je ne suis plus aussi innocente qu’avant je propose une alternative
– je serais à l’école d’avocat et j’habiterais avec mon namoureux
– je travaillerais comme juriste dans une entreprise et j’habiterais avec mon namoureux

Dans dix ans, je serais mariée avec mon namoureux et j’aurais déjà mes 3 enfants, pas de chien parce qu’en vrai j’aime pas les chiens et puis je suis allergique et puis quand mes enfants demanderont à avoir un chien, je dirais que moi quand j’étais petite et que j’en voulais un, papi et mamie ne m’ont en jamais donné.

Dans vingt ans, je me mettrais à faire de la politique, pour proposer mieux que ce que propose les autres et parce que c’est trop interessant et que je commencerais à me faire vieille alors ça marche bien.

Dans cinquante ans, je ne sais pas si je serais encore avec mon mari mais j’espère que je choisirais le bon pour. Sinon ce n’est pas grave car j’aurais toujours mes meilleures amies du lycée et toute ma famille avec moi.

Demain, plus tard, après, je recommence à rêver et je ne veux pas arrêter car si tu ne rêves plus, qu’est ce que tu fais de ta vie ?

Lucie, le 07 août 2011

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter la fac de droit après un troisième semestre avec de trop mauvais résultats malgré l’intense travail fourni. Je n’habite plus chez Tatan Maryse. Je suis en colocation avec d’autres étudiants.

Dans un an, j »aurais réussi ma première année de BTS Banque des Marchés Particuliers.

Dans cinq ans, j’aurais fini mes études et j’aurais arrêté la colocation pour m’installer avec mon namoureux. Je travaillerais dans une banque comme conseillère financier.

Dans dix ans, je serais mariée, avec 3 enfants et je travaillerais à mi-temps à la banque pour m’occuper de la maison et des enfants, pour continuer à m’épanouir intellectuellement, participer aux conseils de classe et activités des enfants, m’investir dans une association et au sein d’un parti politique.

Dans vingt ans, si mon mari me quitte, j’aurais une formation et une expérience qui me permettront de travailler à temps plein pour élever mes enfants. Et si il est encore là, et bah je continuerais à l’aimer, à m’occuper des enfants, de la maison, de moi même et de travailler à mi-temps.

Dans cinquante ans, … 2061 … vous êtes sûr qu’on aura pas encore détruit la planète à ce moment là, hum il va falloir retravailler mon investissement passé dans la protection de la planète et l’instruction des populations …

Demain, plus tard, après, tant que les autres existent, je vis et j’avance. Je rêve et je modifie ma trajectoire en fonction des évènements et des épreuves de la vie. Merci à vous !

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Les Abrets, Dimanche 10 octobre 2010

Il est moins de 6h du matin, je suis levée depuis un moment. Je m’habille et sors rapidement pour parcourir la ville pendant qu’il fait encore nuit. Certains commerçants sont déjà levés : les boulangers, ceux qui tiennent les bars, celui qui tient la boucherie, le primeur …

La ville est calme et silencieuse. Où sont les autres adultes (quand il fait sombre) ? Ils dorment encore, c’est jour de congé pour la plupart encore. Où sont les enfants ? Dans leur lit pour la plupart également.

Je traverse la ville de part et d’autre et soudain, je m’arrête. Je me stoppe net devant cette situation de fait présente là devant mes yeux :

lesabretsdimanche201020

Les Abrets, petite ville iséroise d’un peu plus de 2700 habitants, est en pleine expansion depuis quelques années. Où sont les adultes le jour ? Ils travaillent bien sûr. Il faut nourrir un, deux, trois, quatre (et même parfois plus) enfants. De plus, les couples se séparent car ils n’ont pas trop réfléchi avant. Les jeunes ne se marient plus par peur du divorce, alors que le mariage permet de réfléchir si on souhaite réellement fonder une famille avec une personne. Oui je suis contre le fait de faire un enfant sans se marier, avec ma double casquette de jeune femme et de jeune juriste, je trouve que la situation est à risque pour l’enfant. Passons, ce n’est pas le problème du jour.

Où sont les enfants le jour ? Selon leur âge, ils sont au Parc Bisso, au stade de football ou autre activité sportive, devant le collège, au bar … Ces situations sont-elles inquiétantes ? Cela fait un peu peur de ne plus contrôler les adolescents qui commencent à mettre leur santé et a fortiori leur vie en danger … Mais ne vous inquiétez pas trop ! Qui est là quand les parents travaillent ? Où sont les enfants le plus souvent ? A l’école !! L’école maternelle Les Dauphins, l’école Eric Tabarly, l’école Haroun Tazzief, le collège Marcel Bouvier …

J’y étais (sauf à l’école maternelle car quand mes parents ont emménagé, j’avais déjà 6ans). Qui est là ? Les enseignants, les professeurs. Que font-ils toute la journée ? Ils apprennent des choses aux enfants pendant que les parents gagnent de quoi habiller, nourrir, loger ces mêmes enfants. Parents, enseignants, professeurs et au delà nourrices, femmes de ménage, et encore au delà tous les adultes de la ville travaillent en collaboration pour éduquer cette jeunesse. Chacun à sa place doit montrer l’exemple aux autres. Car quoiqu’on en dise, les plus jeunes nous copient !

Je voudrais faire quelque chose rapidement pour aider les jeunes de ma ville. Cependant, je suis à Grenoble le plus souvent et j’étudie durement car tous mes parents (mes parents biologiques et mon beau père) ont fait leur boulot au moment où ils le devaient et comme ils le pouvaient. Je trouve que les sacrifices de mes parents ne doivent pas rester vains. Nous pousser tous les quatre à passer le baccalauréat est déjà une étape importante pour la réflexion et la réussite sociale.

Je reviendrais aux Abrets car c’est notre ville, nos écoles, nos enfants, nos adultes

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J’aime lire

Un matin de cette semaine, dans le tram pour aller en partiel, je lis mon hebdo préféré : Marianne (n°687 du 19 au 25 juin 2010). J’y trouve de quoi enrichir mes connaissances sur des sujets d’actualité tels la réforme des retraites, les présidentielles de 2012, Xavier Niel et le rachat de Le Monde.

Entre une page de faits divers qui résume notamment la vente par son père d’un bambin de 2 ans sur ebay, et le point de vue de Stéphane Rozès sur le pessimisme des français se trouve une page de publicité qui attire mon attention. Il s’agit d’un hors série de Marianne dont le titre alléchant « Les meilleures lectures de l’été » me pousse à rejoindre mon buraliste rue Albert 1er de Belgique pour acquérir ce numéro.

Une fois dans le tram avec mon « petit trésor », je m’empresse de lire la préface de Joseph Macé-Scaron. Il décrit l’envie de lire sur la plage et certaines lectures. Il cite entre autre l’italien Italo Calvino. Je pense que mon italien est assez bon pour lire les contes de cet auteur en version originale.

La sélection de Marianne se fait en deux parties. Dans une première partie, 30 auteurs contemporains partagent chacun une dizaine de livres qu’ils ont aimé ou qui les ont inspirés. Dans une deuxième partie, les livres sélectionnés sont classés par genre : classiques, contemporains, nouvelles, policiers, historique …
Si vous ne savez pas quoi lire sur la plage, dans le tram ou avachi(e) sur votre canapé, ce hors série contient 200 idées de livres de poche !

Pour finir, je vous partage mon dernier coup de cœur littéraire. Aki Shimazaki, auteur japonaise, raconte dans sa sage Le poids des secrets (aux éditions Babel) un amour particulier. Les volumes sont courts, faciles d’accès même si les thèmes ne sont pas légers.

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(Crédit photo: Getty images)

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