Les autres c’est pas moi …

Je me demandais encore aujourd’hui ce qui pousse les individus à être autant hypocrites, négativistes ou blasés.
Qu’est ce qui les fait tenir dans ce monde qu’ils détestent ?
Comment font-ils pour mettre un pas devant l’autre chaque matin pour avancer dans ce monde qui les rend si malheureux ?
Pourquoi est-ce qu’ils abandonnent à un moment et se laissent simplement porter par le courant ?
Pourquoi est-ce qu’ils roulent toujours sur la même route ?
Pourquoi est-ce qu’ils achètent toujours leur pain dans la même boulangerie ?
Pourquoi est-ce qu’ils se moquent des personnes différentes ?
Pourquoi est-ce qu’ils font souffrir les personnes qu’ils aiment ?
Pourquoi est-ce qu’ils font souffrir les personne qu’ils n’aiment pas au lieu de passer du temps avec les personnes qu’ils aiment ?
Pourquoi est-ce que le ciel devient sombre en leur présence ?
Pourquoi est-ce qu’ils ont une mine déconfite dans le tram ou le métro à toute heure ?
Pourquoi est-ce qu’ils ont arrêtés de rêver ?
Pourquoi est-ce qu’ils attendent quelque chose comme si ça allait tomber du ciel ?
Pourquoi est-ce qu’ils restent passifs dans leur vie ?
Pourquoi est-ce qu’ils se plaignent beaucoup mais ne propose rien de mieux que ce qui leur déplaît ?
Pourquoi est-ce qu’ils pleurent pour des choses insignifiantes ?
Pourquoi est-ce qu’ils coupent le contact avec d’autres personnes pour des raisons peu importantes ?
Pourquoi est-ce qu’ils restent des heures à ne rien faire pendant que leur vie se vit sans eux ?
Pourquoi est-ce que le soleil ne semble pas briller pour eux ?

regard vers l'infini
(Photo: Getty images, Buena Vista Images/Photodisc)

Puis, je me suis souvenue de cette histoire que Marie m’a raconté. Elle l’a lue chez des enfants qu’elle garde le soir. C’est l’histoire du chaperon rouge. Elle se pose plein de questions existentielles, qu’elle transmet au grand méchant loup . Ce dernier répond aux questions, mais à force d’entendre des questions toutes plus inutiles les unes que les autres, il se suicide par dépit.

La morale de cette histoire était quelque chose comme : il ne faut pas passer son temps à réfléchir, se prendre la tête c’est pas bon, il faut penser à vivre aussi :)

Je ne suis qu’une enfant, alors c’est pas bien grave docteur, non ?!

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De l’utilité des jeunes et du Sénat

I – De l’utilité des jeunes
Bonjour,

J’ai toujours 21 ans. Je pensais qu’à 20 ans, nous étions tous plein d’espoir, de bonheur, de motivation, d’envies de changer le monde. Qu’est-ce qui a changé ces dizaines dernières années pour que les jeunes soient si blasés, négativistes et qu’ils se laissent autant vivre sans participer à ce qui se passe ?

Il y a pourtant toujours eu des problèmes, ce ne sont plus ou moins les mêmes malgrès certains thèmes nouveaux ces derniers siècles : le chômage, les problèmes dans la famille, la crise financière, le mécontentement contre le pouvoir en place, la faim, le logement … Les solutions que proposent nos gouvernements (et un peu nos assemblées aussi) ne conviennent pas à tous, mais il ne faut pas tout voir en noir. C’est bien beau de critiquer le pouvoir en place, mais vous que proposez vous ?

A 20ans, encore étudiant, nous devrions nous investir dans cette vie qui est à la notre, dans ce monde qui est le notre, dans cette société à laquelle nous appartenons. Les Hommes une fois entrés dans la vie active prennent moins le temps de rêver, de s’investir, de proposer à tout changer. Quel est ton problème ? Tu as peur que ton idée ne soit pas retenue ? C’est sûr que si tu ne l’exprimes pas, ton idée ne sera jamais retenue ! Et je ne pense pas que tu n’as pas d’idées.

Qu’est ce qui te retient ? La peur de l’échec ? La peur de s’investir pour finalement ne pas réussir ? La peur de ne pas arriver à exprimer correctement sa pensée ? La peur du rejet de l’autre ? La peur de l’image de l’autre ?

II – De l’utilité du Sénat

Nous sommes dans un monde en perpétuel changement et pourtant certains problèmes n’ont toujours pas de solution. Il est impossible que chacun d’entre nous prenne des décisions. En effet, une démocratie participative telle la démocratie Athénienne, où tous les citoyens participent au pouvoir en siégeant dans les conseils (bon évidemment on ne parlera pas ici des femmes qui n’étaient pas citoyennes et des esclaves qui étaient des biens, « autre société, autres moeurs ») n’est pas applicable dans un Etat comme la France qui comprend 63 136 180 habitants (France métropolitaine uniquement – 1er janvier 2011).

Ainsi, le choix du régime actuel (pour ceux qui ne savent pas : La Vème République instituée par la Constitution du 4 octobre 1958) est une démocratie représentative. Nos représentants locaux et nos représentants législatifs et exécutifs sont choisis par nous directement ou indirectement. Ce n’est pas pour autant que nos représentants élus indirectement « ne servent à rien ». Dire que « Le Sénat ne sert à rien » est totalement réducteur.

A – Petits rappels de droit et d’histoire
Loin de moi l’idée de vous faire un cours de droit de première année, des bases juridiques et historique étant néanmoins nécessaires, je vais les développer ici. John Locke a développé en 1690 la théorie de la séparation des pouvoirs. Ce concept a été systématisé par Montesquieu dans De l’Esprit des Lois en 1748. On distingue ainsi aujourd’hui dans les grands Etats contemporains trois pouvoirs : le pouvoir exécutif (ceux qui décident), le pouvoir législatif (ceux qui votent la loi), et le pouvoir judiciaire (ceux qui font appliquer la loi).

Le pouvoir législatif s’appelle le Parlement dans la France de la Vème République. Il est bicaméral (en droit public : composé de deux chambres, c’est à dire de deux organes législatifs, donc de deux « assemblées »). Il s’agit de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Depuis la Révolution française de 1789, la France a connu auparavant d’autres formes de pouvoir législatif.

En 1792 est élue une Assemblée unique appelée la Convention qui arrive après la monarchie constitutionnelle de 1791. La Constitution est adoptée en l’an I (1793 en calendrier grégorien). Cette Constitution, très démocratique dans le texte, ne sera jamais appliquée. La Convention, notamment le Comité de Salut Public entre juin 1793 et juillet 1794, va exercer une véritable dictature et faire régner la terreur en France. Le pouvoir était donc uniquement concentré sur un seul homme Robespierre (Le Comité comprend quand même 12 membres dont 5 ont réellement du pouvoir). Ce dictateur fut guillotiné le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).

Un peu plus tard, Louis Napoléon Bonaparte rétablit l’Empire (2nd Empire – 1852-1870). Il met en place un pouvoir législatif tricaméral (trois assemblées). Le Conseil d’Etat qui prépare les projets de loi pour le chef de l’Etat (l’Empereur ici), le Corps législatif qui accepte ou  les projets mais sans les discuter et enfin le Sénat qui est chargé de veiller au maintien et à la révision de la Constitution.

Ces deux systèmes fonctionnant mal du fait d’un excès de pouvoir en cas d’assemblée unique et d’un affermissement du pouvoir exécutif en cas de division en trois assemblées.

B – Le bicamérisme de la Vème république
Dans les Etats contemporains, la seconde chambre représente les territoires de l’Etat (ainsi c’est évident dans un Etat fédéral comme les Etats Unis où la Chambre des représentants représente les 50 Etats des Etats Unis). En France, le Sénat est élu au suffrage universel indirect représentant les collectivités territoriales françaises car la France est un Etat décentralisé.

Le bicamérisme français est inégalitaire. L’Assemblée Nationale étant élue au suffrage universel direct, elle a bien entendu des pouvoirs plus étendus (elle est seule à pouvoir mettre en jeu la responsabilité du gouvernement ; en cas de désaccord entre les deux chambres, elle a toujours le dernier mot ; dans certains domaines, elle commence à étudier les projets/propositions).

En dehors de ça, l’Assemblée Nationale et le Sénat agissent dans les mêmes domaines et elles ont  les mêmes pouvoirs. Le bicamérisme permet d’éviter l’excès de pouvoir ou la dispersion.

 

Sources : Cours de 2008 Mlle Laetitia Guilloud – Professeur de Droit Public à l’Université de Chambéry (73) (à partir de 2010)
http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/fiches_synthese/fiche_4.asp
Cours de 2008 Marie-France Brun – Ancienne Maître de conférence en Histoire du Droit à l’université de Grenoble (38)

Parce que je grandis, que j’évolue …

fleur-qui-grandi
(Crédit photo: Getty images)

Lucie, le 19 mars 2006

« Dans un an, je serais en 1ère ES spécialité mathématiques, à préparer ou passer le bac blanc de français & co.

Dans cinq ans, je serais en deuxième première année de fac de droit (bah oui, je compte faire deux premières années), j’habiterais chez ma Tatan à Fontaine, le bus passant juste en bas de l’allée de son appartement.

Dans dix ans, je serais mariée avec un gentil garçon qui ne fume pas et qui restera à la maison à garder Junior, notre fils et Stanislas, notre chien.

Dans vingt ans, je me mettrais à faire de la politique, pour proposer mieux que ce que propose les autres et parce que mon métier d’avocate m’ennuiera.

Dans cinquante ans, mon gentil mari m’aura déjà quitté depuis un moment, mais il me restera toujours ma tortue terrestre, qui vivra de toute façon plus longtemps que moi, et une ribambelle de petits enfants.

Demain, plus tard, après, je continuerais toujours et encore à rêver … »

 

Lucie, le 19 juin 2010

« Aujourd’hui, je finis ma deuxième première année de droit et j’habite chez ma grande Tante à Fontaine.

Dans un an, je serais en deuxième année de droit, en train de passer les rattrapages pour passer en troisième année.

Dans cinq ans, j’aurai 25ans. Et comme je ne suis plus aussi innocente qu’avant je propose une alternative
- je serais à l’école d’avocat et j’habiterais avec mon namoureux
- je travaillerais comme juriste dans une entreprise et j’habiterais avec mon namoureux

Dans dix ans, je serais mariée avec mon namoureux et j’aurais déjà mes 3 enfants, pas de chien parce qu’en vrai j’aime pas les chiens et puis je suis allergique et puis quand mes enfants demanderont à avoir un chien, je dirais que moi quand j’étais petite et que j’en voulais un, papi et mamie ne m’ont en jamais donné.

Dans vingt ans, je me mettrais à faire de la politique, pour proposer mieux que ce que propose les autres et parce que c’est trop interessant et que je commencerais à me faire vieille alors ça marche bien.

Dans cinquante ans, je ne sais pas si je serais encore avec mon mari mais j’espère que je choisirais le bon pour. Sinon ce n’est pas grave car j’aurais toujours mes meilleures amies du lycée et toute ma famille avec moi.

Demain, plus tard, après, je recommence à rêver et je ne veux pas arrêter car si tu ne rêves plus, qu’est ce que tu fais de ta vie ?

 

Lucie, le 07 août 2011

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter la fac de droit après un troisième semestre avec de trop mauvais résultats malgré l’intense travail fourni. Je n’habite plus chez Tatan Maryse. Je suis en colocation avec d’autres étudiants.

Dans un an, j »aurais réussi ma première année de BTS Banque des Marchés Particuliers.

Dans cinq ans, j’aurais fini mes études et j’aurais arrêté la colocation pour m’installer avec mon namoureux. Je travaillerais dans une banque comme conseillère financier.

Dans dix ans, je serais mariée, avec 3 enfants et je travaillerais à mi-temps à la banque pour m’occuper de la maison et des enfants, pour continuer à m’épanouir intellectuellement, participer aux conseils de classe et activités des enfants, m’investir dans une association et au sein d’un parti politique.

Dans vingt ans, si mon mari me quitte, j’aurais une formation et une expérience qui me permettront de travailler à temps plein pour élever mes enfants. Et si il est encore là, et bah je continuerais à l’aimer, à m’occuper des enfants, de la maison, de moi même et de travailler à mi-temps.

Dans cinquante ans, … 2061 … vous êtes sûr qu’on aura pas encore détruit la planète à ce moment là, hum il va falloir retravailler mon investissement passé dans la protection de la planète et l’instruction des populations …

Demain, plus tard, après, tant que les autres existent, je vis et j’avance. Je rêve et je modifie ma trajectoire en fonction des évènements et des épreuves de la vie. Merci à vous !

« C’est un beau roman, c’est une belle histoire … »

Chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année, nous rencontrons de nouvelles personnes ; des hommes et des femmes qui partageront quelques secondes, minutes, heures, jours, mois, années de notre vie. Il y a ce vendeur brun, mignon et timide qui a emballé avec un noeud bleu la pâtisserie que nous avons choisi ; cette demoiselle distraite que nous avons bousculé dans la rue car trop pressé, ce nouveau dentiste sérieux qui nous a pris en urgence pour une rage de dents, ce jeune homme agréable qui a porté notre valise dans l’escalier à la gare, cette vieille dame à qui nous avons tenu le bras pour l’aider à traverser la rue … Et après certains se plaignent de ne jamais rencontrer personne …

Toutes ces personnes ne deviendront pas forcement nos meilleurs amis ou la femme/l’homme de notre vie. Cependant, les relations humaines ne sont pas faites que de ce types de relations. Il est difficile à la première rencontre de savoir si cette personne ne sera jamais rien pour nous, si elle deviendra un ami, une connaissance, une aventure d’un soir ou de quelques uns, la personne de notre vie, notre patron, notre médecin traitant, notre vendeur préféré … Certaines personnes se prennent la tête sur le futur, sur ce qu’il se passera …

Prenons en exemple le premier rendez-vous. Vous avez donné votre numéro ou pris le sien, elle/il vous a rappelé ou vous l’avez fait, vous avez choisi plus ou moins ensemble un lieu, une date, une heure … Vous y pensez beaucoup en attendant ce premier rendez vous. Vous avez peur du regard de l’autre, de ce qu’il va penser. L’erreur classique est de ne pas être soi même : de porter une tenue qu’on ne porte jamais, de mettre de jolies chaussures qui vous fait mal au pied, de trop se maquiller, de passer une heure à faire une coiffure complexe, d’apprendre un max de trucs sur une chose dont il vous a déjà parlé …

Arrivé au lieu de rendez vous, pour se complaire dans l’erreur de la fictivité du premier rendez vous, vous mentez sur vous même ou sur vos intentions. Il vous demande si vous aimez la danse/ le football / le hockey sur gazon / la reproduction des ornithorynques et vous souriez en disant que c’est votre passion alors que vous n’y connaissez rien. Vous cherchez une relation sérieuse, vous dites que vous cherchez à combler vos besoins sexuels et vice versa, vous cherchez une aventure et dites chercher la femme/homme de votre vie. Vous vous fondez dans un cadre de convenances, si la personne en face de vous ne prend pas d’entrée, vous vous restreignez. En tant que demoiselle, vous prenez une salade et ne prenez pas de desserts. Puis comme c’est le premier rendez vous, vous ne vous laisserez pas embrasser et vous n’irez ni chez lui ni le ramenerez à la maison, même si vous auriez envie de le faire .

Arrivée à ce constat, je n’ai qu’une question : Pourquoi ? ( à ceux qui connaissent Cyprien, imaginez sa prononciation du mot à ce moment de mon texte).

Est-ce que vous vous rendez compte qu’en étant une autre personne le premier soir, vous n’arriverez pas à voir en face de vous une personne qui vous plait car elle ne vous connait pas et ne saura ainsi pas si vous lui plaisez. Je trouve ça tellement stupide. Si tu n’aimes pas les escarpins, n’en porte pas. Si tu aimes les timbres, c’est mieux de le dire plutôt que dire que tu entraînes des pingouins au hockey sur gazon. Si tu veux du sexe facile et ne jamais revoir l’homme/la femme ensuite ne dis pas que tu recherches le futur père/ la future mère de tes enfants !! Mais qu’est ce que c’est que cette société d’hypocrites, de menteurs, d’imbéciles, de moutons.

Alors, moi je le dis haut et fort. Je m’appelle Lucie, j’ai 21 ans, je suis étudiante et quand j’ai un premier rendez vous avec une personne, je suis moi même, je suis cette jeune femme naïve, franche, extravertie, un peu fofolle, dynamique, trop curieuse, gourmande et bavarde. Le lendemain, le sur-lendemain, la semaine suivante, le mois suivant, ce sera toujours moi, il n’y aura pas de mauvaise surprise. Je ne me cacherais pas sous un voile de ce que je ne suis pas pour « plaire » quelques heures à une personne inconnue car je n’y vois absolument aucun intérêt ! Et ne vous méprenez pas, ma technique fonctionne bien mieux que la technique classique. Après c’est votre vie alors vivez là comme bon vous semble. Après tout, je ne suis qu’un individu sur des milliards alors mon point de vue a cette valeur : 1 sur des milliards.

Bien à vous.

moi lucie

Lucie, 21 ans, étudiante

comptabilité

Le titre est explicite : je suis une fille, je suis jeune et je suis pauvre. Comme toutes les filles jeunes et pauvres, je fais attention à mon budget tout en faisant attention à ce que je consomme. Ce n’est pas toujours facile, mais on s’amuse bien en grandissant.
Alors comment faire des économies en consommant quand même ?

1 – La presse féminine
Conseils sexo, mode, articles littéraires, films coups de coeur, tests, horoscopes, cosmétiques, articles divers féminins ( sur l’amour, les chaussures et les hommes … C’est merveilleux, on adore ça.
Prenons pour exemple mon magazine préféré : Biba : 1,90€ le magazine (22,80€ par an).
La plupart des magazines féminins font maintenant des formats poches pratiques et moins chers : 1,70€ le numéro (20,40€ par an).
Le magazine propose lui même un abonnement sur une de ces pages. Attention aux abonnements avec un super cadeau : un sac de marque, une trousse de cosmétiques, le prix de l’abonnement sera plus élevé que sans cadeau mais vous aurez un sac vraiment pas cher. Pour Biba, 21€ l’abonnement grand format et 17,50€ pour le format poche.
Sur Internet, on peut également trouver des réductions sympas : KiosqueMag propose différents tarifs selon des durées d’abonnements très variables. Pour Biba au format poche, il propose un abonnement de 9€ pour 9 mois ou 30€ pour 30 mois soit 1€ par mois (12€ par an).

2 – Les protections périodiques
Les filles consomment un nombre impressionnant de tampons/serviettes périodiques une fois par mois.
En moyenne, les règles durent 5 jours, il faut changer son tampon/serviettes toutes les 4 à 6 heures, ce qui fait entre  20 et 30 tampons/serviettes par moi et donc entre 240 et 360 tampons/serviettes par an.
Une boîte de tampons Nett coûte 4,79€ les 32 ( 0,15€ le tampon) soit un budget de 36 à 54€ par an.
Une boîte de tampons Casino coûte 2,16 les 24 (0,09€ le tampon) soit un budget de 21,6 à 32,4€ par an.
Tout ceci n’étant bien sûr pas écologique, certaines filles jetant même leurs tampons dans les toilettes.
La protection la plus économique est donc la coupe menstruelle : pour ne citer qu’une marque la Mooncup. Elle coûte 30€ et dure entre 5 et 10 ans, soit entre 3 et 6€ par an. Elle est donc plus écologique car elle remplace entre 1 200 et 3 600 tampons.

3 – La littérature
Bah oui parce qu’on lit pas que des magazines « gnan gnan », on lit aussi des romans, des livres de cuisine et des mangas.
Un livre coûte en moyenne 20€ à sa sortie. Il est donc avantageux d’attendre la version poche qui ne coûtera que 6 ou 7€. Evidemment si on a peur de se faire spoiler par un(e) ami(e) qui a eu le livre avant nous, la solution est très simple, on lui emprunte pour pouvoir en discuter avec elle/lui juste après.
De nombreuses boutiques proposent des ouvrages d’occasion en bon état, l’inconvénient est que l’on ne trouve pas toujours très rapidement le livre que l’on souhaite. A Grenoble, je ne saurais que trop conseiller Gilbert Joseph et Momie Mangas qui proposent qui plus est une carte de fidelité qui permet d’obtenir 5% de réduction sur tous les achats en différé.
Une autre solution écologique et économique c’est le troc, facilité par Internet : PocheTroc. Le système est place, on paie un abonnement de 15,80€ par an. Dès l’inscription, on peut choisir 3 livres au choix parmi ceux proposé par les membres, les livres choisis nous seront envoyés gratuitement. Puis à nous de proposer des livres que l’on souhaite « donner ». Quand un membre réclame un livre, les frais de port sont à notre charge et on ne reçoit pas d’argent en échange mais des points qui nous permettent de demander d’autres livres gratuitement.

4 – Le transport
Je n’ai pas de voiture. Donc l’estimation que je me prépare à faire est tout à fait grossière.
Pour utiliser une voiture, il faut payer le permis (environ 1 200€), une voiture (minimum 1 000€ en occasion), une assurance auto (très élevée pour les jeunes), de l’essence (on n’en parle même pas), un petit désodorisant à accrocher au rétroviseur (2,30€ chez Casino). C’est vraiment hors de prix !
En ville, je ne saurais que trop conseiller le vélo ( 150€ minimum) qui peut également se louer : MétroVélo à Grenoble (3€ la demi journée, 100€ à l’année), VéloV à Lyon ( 30 premières minutes gratuites, 1€ les 30min suivantes, 2€ la demi heure ensuite), Vélib à Paris ( tarifs à peu près équivalents à Lyon avec néanmoins un système d’abonnement plus poussé).
On a pas toujours envie de pédaler, notamment lorsqu’on est fatigué, lorsqu’il pleut ou lorsqu’on doit traverser toute la ville (encore traverser Grenoble à vélo ça va mais Lyon ou Paris c’est pas la même). A ce moment là, entre en place le système de transport en commun : Semitag à Grenoble (entre 25 et 450€ par an), TCL à Lyon (entre 63 et 600€ par an), RATP à Paris (entre 600 et 1200€ selon les zones).
Bien entendu pour sortir de sa ville, la voiture paraît nécessaire mais non, il y a d’autres solutions : la SNCF et ses diverses cartes de réduction et tarifs qui changent selon les dates. Une autre solution : le covoiturage ! Par exemple, admettons que je veuille aller sur Paris demain matin pour déjeuner avec un ami : la SNCF me propose des billets à environ 80€ (60€ avec ma carte 12-25), Covoiturage.fr me propose un trajet pour 35€ avec Michel.

5 – Le logement
Je n’aborderais pas l’achat d’un appartement/maison. Quand on habite plus chez papa/maman, on commence par louer un appartement, un petit chez-soi. A Grenoble ou à Lyon, comptez 400€/mois pour un studio de 20m2(je ne parlerais pas de Paris ici, les prix font pleurer). Pour avoir un peu plus d’espace, un deux pièces, on passe rapidement à 600€/mois. La solution est la colocation. Avec des amis ou des inconnus, on partage un frigo, un salon, une salle de bain, une connexion internet, une machine à laver. On a ainsi beaucoup d’espace pour un petit budget. Des sites comme : http://www.appartager.com/ permettent de rejoindre une colocation. A Grenoble, comptez entre 200€ et 300€ pour rejoindre une chambre dans un appartement en colocation.

Les Abrets, Dimanche 10 octobre 2010

Il est moins de 6h du matin, je suis levée depuis un moment. Je m’habille et sors rapidement pour parcourir la ville pendant qu’il fait encore nuit. Certains commerçants sont déjà levés : les boulangers, ceux qui tiennent les bars, celui qui tient la boucherie, le primeur …

La ville est calme et silencieuse. Où sont les autres adultes (quand il fait sombre) ? Ils dorment encore, c’est jour de congé pour la plupart encore. Où sont les enfants ? Dans leur lit pour la plupart également.

Je traverse la ville de part et d’autre et soudain, je m’arrête. Je me stoppe net devant cette situation de fait présente là devant mes yeux :

lesabretsdimanche201020

Les Abrets, petite ville iséroise d’un peu plus de 2700 habitants, est en pleine expansion depuis quelques années. Où sont les adultes le jour ? Ils travaillent bien sûr. Il faut nourrir un, deux, trois, quatre (et même parfois plus) enfants. De plus, les couples se séparent car ils n’ont pas trop réfléchi avant. Les jeunes ne se marient plus par peur du divorce, alors que le mariage permet de réfléchir si on souhaite réellement fonder une famille avec une personne. Oui je suis contre le fait de faire un enfant sans se marier, avec ma double casquette de jeune femme et de jeune juriste, je trouve que la situation est à risque pour l’enfant. Passons, ce n’est pas le problème du jour.

Où sont les enfants le jour ? Selon leur âge, ils sont au Parc Bisso, au stade de football ou autre activité sportive, devant le collège, au bar … Ces situations sont-elles inquiétantes ? Cela fait un peu peur de ne plus contrôler les adolescents qui commencent à mettre leur santé et a fortiori leur vie en danger … Mais ne vous inquiétez pas trop ! Qui est là quand les parents travaillent ? Où sont les enfants le plus souvent ? A l’école !! L’école maternelle Les Dauphins, l’école Eric Tabarly, l’école Haroun Tazzief, le collège Marcel Bouvier …

J’y étais (sauf à l’école maternelle car quand mes parents ont emménagé, j’avais déjà 6ans). Qui est là ? Les enseignants, les professeurs. Que font-ils toute la journée ? Ils apprennent des choses aux enfants pendant que les parents gagnent de quoi habiller, nourrir, loger ces mêmes enfants. Parents, enseignants, professeurs et au delà nourrices, femmes de ménage, et encore au delà tous les adultes de la ville travaillent en collaboration pour éduquer cette jeunesse. Chacun à sa place doit montrer l’exemple aux autres. Car quoiqu’on en dise, les plus jeunes nous copient !

Je voudrais faire quelque chose rapidement pour aider les jeunes de ma ville. Cependant, je suis à Grenoble le plus souvent et j’étudie durement car tous mes parents (mes parents biologiques et mon beau père) ont fait leur boulot au moment où ils le devaient et comme ils le pouvaient. Je trouve que les sacrifices de mes parents ne doivent pas rester vains. Nous pousser tous les quatre à passer le baccalauréat est déjà une étape importante pour la réflexion et la réussite sociale.

Je reviendrais aux Abrets car c’est notre ville, nos écoles, nos enfants, nos adultes

Portera ou ne portera pas

suicide de bébé (Crédit photo: Getty Images)

Au premier trimestre 2006, j’étais en classe de première ES. Il fallait réaliser le lundi matin de 8h à 10h un TPE : Travaux Personnels Encadrés. En groupe de 3 ou 4 élèves il fallait réaliser une espèce d’exposé sur des thèmes ouverts en lien avec notre section d’étude. J’étais avec Baptiste et Geoffrey. Lundi matin, retour de week-end, nous passions la première heure à raconter ce que nous avions fait samedi et dimanche. La deuxième heure était consacrée à notre « exposé », notre problématique tournait autour du trafic d’armes et nous nous sommes beaucoup inspirés du film d’Andrew Niccol « Lord Of War ». L’article que je vais écrire aujourd’hui ne parle pas du trafic d’armes … ou comment ne pas savoir introduire …

J’ai trouvé comment introduire mon sujet : je suis abonnée au magazine Marianne. Quand je voyage, je ne peux pas avoir mon magazine, du coup j’achète l’opposition, en l’occurrence Le Point.  La semaine dernière, j’étais dans un TER Corail en Provence-Alpes Côte d’Azur et je lisais donc Le Point du Jeudi 8 juillet 2010. L’article qui a particulièrement attiré mon attention « Quand les armes font la loi » soulève une polémique sur le port d’arme.

En France c’est clair et expéditif : d’après le Décret n° 95-589 du 6 mai 1995, il est interdit de porter des armes et des munitions de 4ème catégorie de même que les armes de poings de 7ème et 8ème catégorie. Le transport de ces armes est autorisé si elles ne sont pas dans un état permettant de les utiliser immédiatement. En ce qui concerne les États-Unis, le 2ème amendement de La Constitution de 1788, qui fait partie du Bill Of Rights publié en 1791 (déclaration des droits américaine) énonce « A well regulated militia being necessary to the security of a free State, the right of the People to keep and bear arms shall not be infringed ». En français : « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de porter des armes ne sera pas transgressé. »

Une législation plus précise au niveau fédéral (ou national), et au niveau des États précisent l’étendue des droits et obligations. En Virginie par exemple, d’après la loi il est interdit d’acheter plus d’une arme par mois !!

Remarque : J’ai eu 15 au TPE (ça compte pour le baccalauréat), les garçons ont eu plus je crois …

Adopt me

enfant abandonné
(Crédit photo: Getty images)

Mis à part les mouvements écologiques récents, la société actuelle, société de consommation de masse, permet d’obtenir à peu près n’importe quoi facilement et de le jeter / détruire / recycler rapidement lorsque l’on n’en veut plus.

On multiplie la consommation d’objets à usage unique et les constructeurs fabriquent des objets qui ne sont pas fait pour durer.  Cela pousse à la consommation encore et encore. Mais est-ce que tout peut entrer dans le commerce ? Qu’en est-il d’un enfant ? Jusqu’où un couple d’un pays développé peut-il aller pour obtenir un enfant ? De prime abord, l’adoption paraît être une magnifique institution : permettre de rendre heureuse une famille qui n’a pas d’enfant et permettre de rendre heureux un enfant qui n’a pas de famille … mais est-ce si simple ?

Les adoptions en France sont à 75% des adoption internationales. En 2008, 3 271 enfants étrangers ont été adoptés par des familles françaises (dont 731 haïtiens et 484 éthiopiens) contre moins de 1000 adoptions d’enfants français. En ce qui concerne les adoptions internationales, la convention de La Haye (en vigueur depuis le 1er mai 1995) est ratifiée par seulement 75 États (sur Terre il y a actuellement 192 États). Ce texte n’est donc pas applicable à toutes les adoptions. Les adoptions d’enfants entre cocontractants à la Convention permettent de garantir les droits de l’enfant et notamment de respecter « l’intérêt supérieur de l’enfant« .

Pour les 117 autres États ou si l’adoptant ou l’adopté seulement est d’origine d’un de ces États, il n’existe plus aucune garantie en Droit International pour protéger les enfants. Les enfants adoptés peuvent êtres volés ou achetés à leur famille d’origine. Le trafic d’enfants pour l’adoption existe réellement. Ceux qui prennent les enfants font souvent croire qu’ils feront des études à l’étranger mais les parents ne revoient jamais leurs enfants …

A présent que se passe-t-il après l’adoption ? Est-ce que les enfants adoptés vivent aussi bien que les autres avec leur nouveau papa et leur nouvelle maman ? « 30% des familles adoptives connaissent de graves difficultés, soit une sur trois, au lieu d’une sur sept (15%) chez les autres« . Chaque famille connait des difficultés mais elles ne sont pas toutes capables d’assumer les difficultés d’un enfant dont elles n’ont pas donné naissance elles-même.  Certaines familles adoptives « rendent » les enfants en se plaignant : qu’il est difficile et qu’on ne les avait pas prévenu, qu’il ne « s’acclimate pas à la France », que ses problèmes sont héréditaires et qu’il ne peuvent rien y faire … Certains adoptants « rendent » l’enfant quand ils arrivent à avoir des enfants naturels.

Le nouvel abandon perturbe bien évidemment l’enfant. Cela me perturbe moi aussi : des parents qui achètent un enfant à l’étranger puis le rendent parce qu’il ne leur plaît plus … Un enfant est-il une marchandise ? Quelle est la limite à l’économie ?

Sale gosse

fille abandonnée (Crédit photo: Image Bank)

« C’est dur à expliquer … mais voilà, souvent, je m’aperçoit que ce que je dis n’interesse personne, que ce que je pense ne compte pas et que ce que ce que je fais n’est pas souvent apprécié. J’essaie d’écouter les gens, de les aider, de les conseiller mais moi, dès que je parle de moi, il n’y a plus personne. Les gens qui se disent être mes amis ne doivent pas avoir la même vision du mot « amitié » que moi.

Où peut-être que je suis tellement ininteressante que c’est pour ça qu’ils agissent ainsi. Où alors que je suis trop égoïste que je ne devrais pas demander plus d’attention, d’écoute, de compréhension. Souvent, je dérange, quand je dis quelque chose, on s’enèrve après moi !! En plus, de penser que mes amis se désinteressent totalement de moi, ça me rend encore plus malheureuse ! Mais peut-être aussi que je parle trop de moi et que je devrais me taire plus souvent. Christelle me fait toujours des remarques, mais c’est sans doute vrai ! Si elle le pense, si ça se trouve, tout le monde le pense ! En fait, je dois tellement énerver tout le monde, que plus personne ne veut écouter ce que je dis … Ce qui m’énèrve, c’est que quand Cricri va là bas tout le monde la suit, quand elle pense ça tout le monde est daccord.

Quand elle fait une mine déconfite, tout le monde accoure en moins de 5 minutes même si c’est juste pour s’apercevoir qu’elle a mal au ventre ou un truc stupide du genre. Moi il faut vraiment que je me mette à pleurer pour que l’attention revienne quelque peu vers moi.

Et; et puis de toute façon, mes problèmes sont toujours moins grave que ceux des autres ! Oh et puis, tout le monde se fou de ma gueule, les garçons encore j’ai l’habitude, même si ils sont lourds, mais quand tes propres amis se moque de toi, au bout d’un moment, c’est sûr que tu penses à des trucs et que tu remets des choses en question !

Le 13 Décembre 2004

Lucie »

Remarques :

1 – Ou sans accent signifie « ou bien » et où avec accent est un complément de lieu !

2 – C’est peu après ces « événements » que je suis devenue totalement extravertie et amoureuse de moi même petit à petit !

3 – Cette lettre est adressée à moi même …

J’aime lire

Un matin de cette semaine, dans le tram pour aller en partiel, je lis mon hebdo préféré : Marianne (n°687 du 19 au 25 juin 2010). J’y trouve de quoi enrichir mes connaissances sur des sujets d’actualité tels la réforme des retraites, les présidentielles de 2012, Xavier Niel et le rachat de Le Monde.

Entre une page de faits divers qui résume notamment la vente par son père d’un bambin de 2 ans sur ebay, et le point de vue de Stéphane Rozès sur le pessimisme des français se trouve une page de publicité qui attire mon attention. Il s’agit d’un hors série de Marianne dont le titre alléchant « Les meilleures lectures de l’été » me pousse à rejoindre mon buraliste rue Albert 1er de Belgique pour acquérir ce numéro.

Une fois dans le tram avec mon « petit trésor », je m’empresse de lire la préface de Joseph Macé-Scaron. Il décrit l’envie de lire sur la plage et certaines lectures. Il cite entre autre l’italien Italo Calvino. Je pense que mon italien est assez bon pour lire les contes de cet auteur en version originale.

La sélection de Marianne se fait en deux parties. Dans une première partie, 30 auteurs contemporains partagent chacun une dizaine de livres qu’ils ont aimé ou qui les ont inspirés. Dans une deuxième partie, les livres sélectionnés sont classés par genre : classiques, contemporains, nouvelles, policiers, historique …
Si vous ne savez pas quoi lire sur la plage, dans le tram ou avachi(e) sur votre canapé, ce hors série contient 200 idées de livres de poche !

Pour finir, je vous partage mon dernier coup de cœur littéraire. Aki Shimazaki, auteur japonaise, raconte dans sa sage Le poids des secrets (aux éditions Babel) un amour particulier. Les volumes sont courts, faciles d’accès même si les thèmes ne sont pas légers.

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(Crédit photo: Getty images)